Édito par Guillaume Poix

Sunday 6 March 2016

CORPS AU TRAVAIL…RC 2016-COUV JOURNAL-4-page-001

 

Serais-je un acrobate ?

Il me suffit de fermer les yeux pour m’imaginer tordu, désarticulé, dépris de mon architecture – défait. Le bassin rejoint les genoux, les avant-bras étreignent les cuisses, bientôt le buste pivote tout entier et la nuque s’enclenche dans l’encoche de mes chevilles. Dans le noir, derrière la paroi opaque de mes paupières, je vois mon corps se conformer et s’adapter à mes lubies, mes élans, mes bienheureux caprices. Il me suffit d’un rêve pour me déformer, revenir à l’argile et couler comme de la boue.

Mais en ce moment, même lorsque j’ai les yeux ouverts, je crois bien que je coule tout le temps, moi qui ne suis pas souple pour un sou. C’est vrai : je suis raide, je ne parviens pas à toucher mes orteils, mon dos tire et chauffe sitôt que je me penche, mes genoux peinent à rester pliés – et pourtant.

Et pourtant, aujourd’hui, on me tire en tous sens, on me démet l’épaule, on me demande de poser un pied ici tandis que l’autre doit simultanément fouler l’ailleurs. On me demande d’être partout, de répondre, d’acquiescer, de cerner les enjeux, de poser des priorités, de hiérarchiser, de comprendre, de me donner, d’aller au-delà, de voir au-delà, d’espérer au-delà.

On demande à mon corps d’être du plastique, un film étirable et rétractable à l’envi, une membrane élastique et protéiforme.

Je n’y arrive pas.

Je n’y arrive pas parce que je suis un minuscule territoire, borné, cerné de haies hautes et hérissées, je suis un lieu clos et limité. Je sais que je périrai, je sais que chaque balafre sur mon corps est irréversible, je sais que rien n’est plus définitif que le corps. Une idée peut toujours s’envoler quand la chair, elle, n’oublie rien.

Je voudrais bien tout pouvoir, je voudrais bien me dématérialiser, être comme ces flux permanents et invincibles qui agitent mes pensées nuit et jour, innervent mon imaginaire et recueillent tous mes efforts. Mais je suis lent, laborieux et je peine. À voir mon corps comme une surface omnipotente et dérégulée, je crois bien que je risque de tout perdre. Comme Lao Tseu, je veux vivre « dans la liberté infinie de [ma] finitude ». Je veux que l’on s’intéresse à mes contours, pas à les gommer.

Dimitrova, Howalt, Kaddour, Benzine, Destremau, Cortinas, Aminthe sont cette année les noms de ce combat. À leur façon, elles et ils rêvent un autre corps pour chacun-e d’entre nous.

Comme si nous le réinventions, ce corps, comme si nous posions, comme acte fondateur du nouveau-monde qui s’ouvre chaque seconde devant nous, ce sacrilège : congédier la puissance et retrouver le sens de nos fragilités.

Cesser de nous abîmer.

 

Guillaume Poix

Programme au jour le jour

Sunday 6 March 2016

REGARDS CROISÉS 2016
PROGRAMME AU JOUR LE JOUR

Lundi 23 mai [France]
9h>17h.Journée professionnelle PREAC – Littérature(s) et Théâtre
…….;……….CE QUE SEUL LE THÉÂTRE PEUT DIRE
…….;……….avec la participation d’Enzo Cormann, des auteurs/trices invité-e-s  du festival et …….;……….en partenariat avec la DAAC de l’Académie de Grenoble, l’ARLD et …….;……….en collaboration avec la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes
19h00……À table ! [épisode 1]
…..;……….Lecture en scène par les lycéens
……;………THE LULU PROJEKT de Magali Mougel
19h30……Lecture en scène
……;………MARTINA de Laura Tirandaz
….;………..texte écrit en résidence à Grenoble en 2015
21h00……Rencontre avec Laura Tirandaz et Magali Mougel

Mardi 24 mai [Bulgarie]
18h30……Inauguration de la 16e édition
19h30……À table ! [épisode 2]
20h00……Lecture en scène
……;………PROTOHÉRISSÉ (BP : Unabomber) de Gergana Dimitrova et
……;………Zdrava Kamenova
21h30.…..Rencontre avec Gergana Dimitrova

Mercredi 25 mai [Danemark]
10h>17h..Studio théâtre / Salle Noire
….. ……….avec Marion Aubert à l’attention de lycéens en compagnie de
….. ……….Kheireddine Lardjam
16h30……Table ronde : DE LA RÉSIDENCE À LA CRÉATION
…… ………Rencontre avec les auteurs/trices en résidence à Troisième bureau,
…… ………..MC2:Grenoble, Tricycle, Les Bibliothèques de Grenoble,
…. ………….Textes en l’air, l’Arpenteur et des partenaires institutionnels

19h30……À table ! [épisode 3]
20h00……Lecture en scène
.. ………….LE SECRET de Thomas Howalt
21h30……Rencontre avec l’auteur et Catherine-Lise Dubost, traductrice

Jeudi 26 mai [Syrie]
10h>17h..Studio théâtre…… …….
14h>16h..Regards lycéens
….. ……….Rencontre des lycéens avec les autrices et auteur Gergana
…….. ………Dimitrova, Emmanuelle Destremau, Thomas Howalt et en présence
…. ………….des traductrices

19h30…...À table ! [épisode 4]
20h00……Lecture en scène
. …………..L’AVEU de Wael Kaddour
21h30……Rencontre avec l’auteur et Wissam Arbache, traducteur

Vendredi 27 mai [France-Maroc]
10h>17h..Studio théâtre
15h00……Conférence de Rachid Benzine / Bibliothèque Centre Ville
…………….DE NOS HISTOIRES HÉRITÉES,
…………….FAIRE UN ÉCART ET PENSER NOTRE MONDE
…………….en partenariat avec les associations Interstices, Alterégaux, Asali et
………………la revue Ecarts d’identité

18h00……Rencontres / Librairie Le Square
…………….L’ÉDITION THÉÂTRALE, UNE EXCEPTION FRANÇAISE ?
…………….avec Julie Aminthe, Marion Aubert, Emmanuelle Destremau,
…………….Nicoleta Esinencu, Laura Tirandaz et
…………….Joëlle Gayot de France Culture
19h30……À table ! [épisode 5]
20h00……Lecture en scène
…………….DANS LES YEUX DU CIEL de Rachid Benzine
…………….Direction Pascale Henry / Coproduction Compagnie Les Voisins
21h30……Rencontre avec l’auteur et l’équipe artistique

Samedi 28 mai [France/USA]
11h00……Rencontre / Bibliothèque Centre ville
…………….avec Marion Aubert, Kheireddine Lardjam, les lycéens du Studio et
…………….Joëlle Gayot de France Culture
18h00……Lecture en scène
…………….INSIDE GEORGES de Emmanuelle Destremau
19h30……Rencontre avec l’autrice
20h30……Lecture en scène
…………….LE CHANT DE LA BOUCHE AVEUGLE de Jorge Ignacio Cortiñas
22h00……Rencontre avec l’auteur et la traductrice Dominique Hollier
23h00……L’album musical du festival
…………….avec Laura Tirandaz, Julie Aminthe, Emmanuelle Destremau
…………….et Mathieu Goulin, musicien

Lundi 30 mai [Moldavie]
18h00…..Conversation avec Enzo Cormann, dramaturge et
……………Alexis Cukier, philosophe
……………SCÈNES DU TRAVAIL, UTOPIES SOCIALES
20h00…..Lecture en scène
……………AMERICAN DREAM de Nicoleta Esinencu
……………Coréalisation MC2 – Troisième bureau
21h30…..Rencontre avec l’autrice

Mardi 31 mai [France]
20h00……Lecture-spectacle
…………….UNE FAMILLE AIMANTE MÉRITE DE FAIRE UN VRAI REPAS
…………….de Julie Aminthe [France]
…………….Direction Thibault Rossigneux / Compagnie Le Sens des mots
………………Co-accueil Le Tricycle – Troisième bureau

21h30……Rencontre avec l’autrice et l’équipe artistique

Les auteur-trices du festival

Sunday 6 March 2016

Julie AMINTHE auteure en résidence [France]

JAwebJulie Aminthe est née en 1984 à la Seyne-sur-Mer. Titulaire d’un Master Sciences Humaines et Sociales mention Philosophie, elle intègre le Conservatoire d’Art Dramatique de Toulon. C’est à cette période qu’elle commence à se consacrer à l’écriture-pour-le-théâtre. En 2008, elle intègre le département d’écriture dramatique de l’Ensatt dirigé par Enzo Cormann. Elle participe à une commande d’écriture collective sur le thème du Décalogue, qui donne lieu à un spectacle mis en scène par Philippe Delaigue, Olivier Maurin et Johanny Bert. En 2011, trois de ses courtes pièces – Squat, Max et Ninette, Pour un autre monde possible – sont montées au Cratère Scène nationale d’Alès. Une famille aimante mérite de faire un vrai repas a reçu les Encouragements du C.N.T en 2012, le Fonds S.A.C.D Théâtre en 2014 ainsi que le soutien de divers comités de lecture. Elle a été mise en scène en mai-juin 2015 au Lucernaire (Paris) par Dimitri Klockenbring. Elle est également portée au plateau par Thibault Rossigneux en 2016 (Théâtre 95, Faïencerie de Creil et Monfort Théâtre). Ce texte a été publié par les éditions Quartett.

 

 

Marion AUBERT marraine du festival [France]

Née à Aurillac en 1977, Marion Aubert débute au club théâtre du lycée de Cholet à l’âge de 15 ans. Marion Aubert © Jean-Louis FernandezEn 1995, elle entre au Conservatoire National de Région de Montpellier et écrit sa première pièce ” Petite pièce Médicament” qui, par son impertinence, se fait remarquer dans le monde du théâtre. En 1997, elle co-fonde avec Capucine Ducastelle et Marion Guerrero la compagnie Tire pas la nappe. De 2002 à 2006, elle entre en résidence au Centre Dramatique National de Montpellier. A l’origine de plus d’une vingtaine de pièces, elle fait évoluer son travail en s’inspirant de plus en plus des autres et de la société. Elle participe à de nombreuses résidences d’écriture, notamment pour la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, le Festival des Théâtres francophones en Limousin, le Théâtre de la Tête Noire ou encore le Royal Court. En 2010, elle fonde la Coopérative d’écriture avec Fabrice Melquiot et onze autres auteurs dramatiques. En 2011, elle entre en résidence à la Comédie de Saint-Etienne. Marraine d’une des promotions de la Comédie de Saint-Etienne, Marion Aubert est aussi intervenante au département écrivains dramaturges de l’ENSATT.

 

 

Rachid BENZINE [France/Maroc]

Rachid BenzineRachid Benzine, né en 1971 à Kénitra au Maroc est islamologue. Il enseigne à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, dans le cadre du Master “Religions et société”, et est chercheur associé à l’observatoire du religieux. Il donne notamment des cours à la faculté catholique de Louvain (UCL) et à la faculté de théologie protestante de Paris. Il est codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, qui publie des ouvrages sur la pensée musulmane contemporaine. En 2004, il a publié Les nouveaux penseurs de l’Islam, dans lequel il présente des intellectuels musulmans qui préconisent une relecture du Coran à l’aune des sciences humaines. Dans les yeux du ciel est sa première pièce de théâtre.

 

Enzo Cormann [France]

Enzo Cormann est né en 1953.©JuanRobertÉcrivain, performeur, enseignant… il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtres et de textes destinés à la scène musicale, traduits et joués dans de nombreux pays, publiés en France aux éditions de Minuit, et aux Solitaires intempestifs. Il est également romancier, et a publié à ce jour quatre romans aux éditions Gallimard. En compagnie du saxophoniste Jean-Marc Padovani, il conduit depuis 1990 l’équipée jazzpoétique de “La Grande Ritournelle” (dernier album : “Films Noirs” – 2013). Depuis 2014, il interprête sa pièce “Hors Jeu”, dans une mise en scène de Philippe Delaigue. Maître de conférences, il enseigne à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), à Lyon, au sein de laquelle il dirige depuis 2003 le département des Écrivains Dramaturges, ainsi qu’à l’Université Carlos III de Madrid, dans le cadre d’un Master de Création Théâtrale. Il a publié deux recueils d’articles sur le théâtre aux Solitaires Intempestifs : “À quoi sert le théâtre ?” (2003) et “Ce que seul le théâtre peut dire” (2012).

 

Jorge Ignacio CORTIÑAS [États-Unis]

Jorge Ignacio Cortiñas est auteur dramantique et romancier. Il a reçu de nombreux prix, cortinaset a aussi bénéficié d’aides du National Endowment for the Arts, le New York Foundation for the Arts, et California Arts Council. Il est associé au New York Theatre Workshop et membre de l’association Playwrights Coalition du MCC. Comme romancier Jorge Ignacio Cortiñas a reçu le Beth Lisa Feldman Prize, le James Assatly Memorial Prize, et le premier prix du concours de littérature de fiction du San Francisco Bay Guardian. Avant de se lancer dans l’écriture il  a travaillé pendant plusieurs années à la défense de plusieurs causes. Il travaille notamment pour la Coalition pour les Droits des Immigrés, ACT-UP, la Commission Internationale des Droits Humains pour les Gays et Lesbiennes, et le Comité de Solidarité avec le peuple d’El Salvador. Son expérience nourrit son écriture, et ses textes d’une originalité frappante trouvent une variété de formes à la hauteur de la diversité de ses sujets.

 

Emmanuelle DESTREMAU [France]

destremauComédienne, chanteuse, auteur et réalisatrice, Emmanuelle Destremau pratique aussi la performance et travaille avec la compagnie Théâtre de chambre depuis 2010. Elle créé le groupe Ruppert Pupkin qui se produit régulièrement et travaille pour la musique de plusieurs longs et courts métrages et publicités. Elle participe comme auteur aux performances de bals littéraires avec Fabrice Melquiot et sa bande et publie au Bruit des Autres Les Violette, finaliste du Grand Prix de Littérature Dramatique et adapté au cinéma par Benoît Cohen en 2009, Cannibales Farce, qui obtient une bourse du CNL, Les Vieux Os. Elle coécrit le scénario de Héros de Bruno Merle (Cannes 2007). Elle a réalisé une dizaine de documentaires pour la télévision. Elle a travaillé 4 ans avec le théâtre de chambre et co-dirige aujourd’hui la compagnie l’Organisation avec Elodie Segui.

 

 

Gergana DIMITROVA & Zdrava KAMENOVA [Bulgarie]

Zdrava Kamenova, née en 1979 en Bulgarie, est auteure et GDimitrova_ZKamenova - NBmetteure en scène, Zdrava est également comédienne et marionnettiste. Leurs travaux sont de plus en plus présents sur les scènes européennes.

Gergana Dimitrova, née en 1975, est metteure en scène, dramaturge et traductrice bulgare. Titulaire des Masters en Études culturelles de l’Université de Sofia (2000), en Mise en scène théâtrale de l’Académie des arts dramatiques “Ersnt Busch” à Berlin (2005) et de l’Académie Nationale de Théâtre et de Cinéma à Sofia (2007). Elle fait partie de la nouvelle vague du théâtre bulgare. Elle dirige 36 Monkeys, une organisation non gouvernementale pour l’art et la culture contemporaine et alternative, qu’elle a fondée en 2007. Elle vit à Sofia. Elle est lauréate du prix “Ikar” de l’Union des Artistes Bulgares en 2012 dans la catégorie “meilleure pièce de théâtre” pour Protohérissé / B.P. UnaBomber écrite en duo avec Zdrava Kamenova.

 

 

Nicoleta ESINENCU auteure en résidence [Moldavie]

Nicoleta-Esinencu_NBNée en 1978 en Moldavie, Nicoleta Esinencu représente un courant dramaturgique très manifeste en Europe de l’Est où des jeunes auteurs s’exprimant dans une société en mutation n’ont plus besoin de dissimuler ce qu’ils ont à dire. Nicoleta Esinencu a vu son pays passer en peu d’années par plusieurs régimes. Après des études de dramaturgie à l’Académie des Arts de Chisinau, elle coécrit en 2001 avec Mihai Fusu et Dumitru Crudu Le Septième Kafana, mis en scène en Moldavie, en Roumanie, en Suède et en France. En résidence à l’Académie Schloss Solitude de Stuttgart, elle écrit Sans sucre et FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! qui sont présentés au pavillon roumain à la Biennale de Venise en 2005. Ce texte remporte le prix théâtral roumain dramAcum. FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! est largement mise en scène, d’abord par Dag Jeanneret, puis notamment par Alexandra Badea. Nicoleta Esinencu continue son travail en résidence, aux Récollets, à l’Institut culturel roumain de Paris, ainsi qu’en Allemagne, en Autriche, Pays-Bas et cette saison avec Troisième bureau et la MC2.

 

Jérémie FABRE [France]
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Écrivain, metteur en scène, arpenteur de plateaux, Jérémie Fabre est né en 1982. Il a grandi dans la « France profonde », où il ne reste plus aujourd’hui que des églises vides et des agriculteurs ruinés. Il habite maintenant une autre campagne, en Normandie, où il essaie d’inventer quelque chose de neuf. Depuis 2009, il travaille à l’écriture d’un corpus in progress : L’invention de Moi, composé à ce jour d’une  trilogie théâtrale, de 5 textes satellites, et de deux suppléments. Il répond aussi très régulièrement à des commandes, et est membre fondateur d’ACMÉ (Appuyés Contre un Mur qui s’Écroule), un club d’auteurs de théâtre créé à Saint-Antoine-l’Abbaye en 2014 (aux côtés d’Aurianne Abécassis, Marc-Antoine Cyr, Solenn Denis et Clémence Weill).

 

Thomas HOWALT [Danemark]

ThomasHowalt - 2015 - NBNé à Copenhague en 1961, Thomas Howalt est dramaturge jeunesse, metteur en scène, auteur de jeux vidéo et directeur artistique de Square-Enix Europe. Il enseigne l’écriture dramatique, le développement de jeux vidéo et l’histoire du théâtre. Le Secret est l’une des pièces les plus récentes de Thomas Howalt. Elle a été créée par le Teatret air Play en 2010 à l’occasion du festival danois du théâtre jeune public et a valu à l’auteur une nomination pour le Reumert du meilleur auteur de théâtre, prix le plus prestigieux du théâtre danois. Elle a été adaptée pour le cinéma pour l’auteur lui-même en 2012.

 

 

Wael KADDOUR [Syrie]

Wael Qadour Photo- 2016 - NBWael Kaddour est né en Syrie où il a suivi des études de théâtre. Il a travaillé au Fonds syrien Rawafed. Parallèlement, Il a enseigné le théâtre à l’école de filles al-Ahliyyahà Amman. En 2007, il est invité en résidence internationale par le Royal Court Theater à Londres. Collaborateur artistique et littéraire pour de nombreux projets, il réalise ses propres mises en scènes : Ohio impromptu de Samuel Beckett à Damas en 2011, Loin de Caryl Churchill à Amman en 2012. Également auteur, il a publié Le virus (2008), deuxième prix du concours théâtral Muhammad Taymur, et Hors de contrôle en 2010. Sa pièce Les Petites chambres a été à Regards croisés 2015.

 

 

Magali MOUGEL auteure associée [France]

mougel3Magali Mougel est auteure pour le théâtre, enseignante à l’ENSATT, à l’Institut Littéraire Suisse – Haute école de Berne. Depuis 2011, elle est associée au collectif Troisième Bureau à Grenoble. Après avoir obtenu un Master de Recherche en Arts du spectacle, elle intègre en 2008 le département d’écriture de l’ENSATT. Elle est l’auteure de Varavara essai 1 et Waterlily essai 2, textes lauréats des Journées de Lyon des auteurs de Théâtre en 2007. Elle a également écrit Guerrillères ordinaires ; Suzy Storck ; Erwin Motor, dévotion (traduit en anglais, espagnol et allemand). Produite à la radio sarroise dans une réalisation d’Anouschka Trocker, la pièce a été diffusée dans le cadre du Festival Primeurs 2012. En 2014-2015, elle est artiste associée à la Comédie de l’Est, au Fracas, et est en résidence d’écriture à la MC2 avec le soutien du Centre national du Livre. En 2015-2016, elle écrit pour Johanny Bert, Maxime Contrepois, Simon Delattre, Christophe Greilsammer, Olivier Letellier. En 2016-2017, elle mettra en scène son texte Penthy sur la Bande, lauréat de l’aide à la création du CNT 2014, avec Quentin Bonnell.

 

 

Guillaume POIX auteur associé [France]

photo-g-poix-2Normalien et diplômé de l’Ensatt en écriture dramatique, Guillaume Poix est comédien, metteur en scène, dramaturge et enseignant à l’université de Paris Ouest-Nanterre. Au cinéma, il assiste Claire Simon pour Les Bureaux de Dieu (2007) et joue dans Seul le feu de Christophe Pellet (2013) et Un beau dimanche de Nicole Garcia (2013) qui le dirige également dans 14 de Jean Echenoz (Théâtre du Rond-Point, 2014). Au théâtre, il a été dramaturge et assistant metteur en scène de Valérie Nègre pour La Favorite de Donizetti (Théâtre des Champs-Élysées, 2013). Avec le créateur sonore Guillaume Vesin, il a cofondé la Compagnie Premières Fontes. Ils créent Le Groenland de Pauline Sales (Théâtre des Clochards Célestes, Lyon, 2014) et Festival (Théâtre du Fou, Lyon, 2015). Il participe régulièrement aux lectures du Marathon des mots de Toulouse dont il assure la coordination éditoriale. Depuis 2014, Guillaume Poix est membre du collectif grenoblois Troisième Bureau. En 2015-16, il sera dramaturge associé au Théâtre de Poche de Genève.

 

 

 

Laura TIRANDAZ auteure associée [France]

Après une formation à IMG_1795l’ENSATT, elle devient auteur associée à Troisième Bureau et anime les rencontres entre auteurs. S’intéressant à la radio, elle participe à des stages à Longueur d’Ondes et à Phonurgia Nova. Elle réalise un documentaire sonore, en lien avec le théâtre Tricycle sur le quartier Berriat à Grenoble, diffusé sur Radio Grenouille, Radio Grésivaudan et Radio Campus. Dans le même temps, elle travaille comme dramaturge à la conception d’un cycle d’émissions sur Arthur Adamov pour France Culture (Fiction et Cie). Son texte Choco Bé, édité aux «Tapuscrits» de Théâtre Ouvert et enregistré par Jacques Taroni (France Culture), est mis en scène par Benjamin Moreau au Théâtre 145 en co-production avec la MC2 et le Tricycle en mars 2015. Traduit par Frank Weigand, il est enregistré par la radio Sarroise dans une réalisation d’Anette Kührmeyer en novembre 2015. La saison dernière, elle a bénéficié d’une bourse de la région Rhône-Alpes pour une résidence d’écriture, en partenariat avec le théâtre Tricycle et Troisième Bureau. Elle écrit Le dernier miroir, un opéra pour enfant pour la compagnie Musique en roue libre et Besos de Lota, une pièce jeune public pour la compagnie Ariadne. En juin 2016, son texte, Azizam, sera édité par la revue de poésie RumeurS.

 

Les traducteurs-trices

Sunday 6 March 2016

Wissam ARBACHE
Lauréat de la Villa Médicis hors les murs pour un travail sur le théâtre au Moyen-Orient, Wissam Arbache est plusieurs fois invité en résidence à Damas et Beyrouth. Traducteur de jeunes auteurs du Moyen-Orient et de poésie arabe, il a créé le cycle “Le poème, terre de la langue arabe” à l’Odéon. Metteur en scène, il a monté Rituel pour une métamorphose du syrien Saadallah Wannous à Damas, un texte de Charif Ghattas à Beyrouth, Le Château de Cène de Bernard Noël au Rond Point, Le Cid au T2G, Mural de Mahmoud Darwich à la Maison de la poésie… A l’opéra, il collabore avec Olivier Py et monte La Damnation de Faust au Châtelet et a été invité à créer Robert le diable à l’Opéra national de Bulgarie. Il travaille actuellement à la production d’une intégrale des Mille et une nuits.

Catherine-Lise DUBOST
Née en 1974 à Lyon, Catherine Lise Dubost termine des études de philosophie à Copenhague en 1998, et se lance dans la traduction du danois. Entre 2006 et 2012, elle coordonne le comité de lecture scandinave de la Maison Antoine Vitez et fonde, au sein du réseau TER, le comité de lecture de Copenhague. Depuis 2000, elle traduit des auteurs de théâtre contemporain, parmi lesquels Line Knutzon : Snart kommer tiden (Bientôt viendra le temps) publié aux éditions Espaces 34, Astrid Saalbach : Verdens Ende (Le Bout du monde) publié aux éditions Théâtrales, Jokum Rohde, Jens Christian Grøndahl et Erling Jepsen.
En 2008, sa traduction d‘Underværket eller (Chef-d’oeuvre) de Christian Lollike paraît aux éditions Théâtrales dans le cadre du programme de Cultures France « Traits d’Union, 27 nouvelles pièces d’Europe ». Depuis, elle a aussi traduit de Christian Lollike Kosmisk Frygt eller den dag Brad Pitt fik paranoia (Angoisse cosmique ou le Jour où Brad Pitt fut atteint de paranoïa)et Service Selvmord (Service Suicide). Elle traduit également d’autre genre littéraire (romans, poésie, romans jeunesse et albums).

Dominique HOLLIER
Dominique Hollier est née au Québec et a passé son enfance à Londres. Elle est d’abord comédienne, notamment avec la compagnie Laurent Terzieff ( Ce que voit Fox, A Pied, Henri IV, Mon Lit en Zinc…) pour qui elle traduira aussi sa première pièce en 1993. Elle s’attache à faire découvrir les nouvelles voix du théâtre anglophone, participant aux travaux du comité Anglais de la MAV qu’elle et coordonne de 2006 à 2012. Elle a traduit plus de 75 pièces, dont celles de Naomi Wallace, Ronald Harwood, Don DeLillo, David Greig, Zinnie Harris, David Hare, JP Shanley, Ariel Dorfman, Rajiv Joseph ou Simon Stephens, tout en continuant sa carrière de comédienne : elle incarne Simone Signoret dans Marilyn de Sue Glover au Citizen’s Theatre de Glasgow et au Lyceum d’Edimbourg ; et crée au Théâtre des Halles d’Avignon la pièce de Naomi Wallace La Carte du Temps. Elle a été nommée aux Molières en 1993, 2000, 2010 et 2011. Elle réalise également des surtitrages pour le spectacle vivant.

Alexandra LAZARESCOU
Née en 1982 à Piatra-Neamţ en Roumanie, Alexandra Lazarescou est autrice, dramaturge, comédienne, traductrice et interprète (roumain-français, français-roumain). Elle arrive en France en 1990. Suite à l’obtention d’un DEA en philosophie de l’art à la Sorbonne, elle intègre le Département Écrivains dramaturges de l’E.N.S.A.T.T. Elle a été assistante à la dramaturgie au T.N.P sur Par-dessus bord de Michel Vinaver, mise en scène par Christian Schiaretti. En tant que critique de théâtre elle collabore avec Radio Campus Paris, Fluctuat, Nova Polska, Kourandart et écrit aujourd’hui dans B.A.T (le Billet des Auteurs de Théâtre). Depuis 2010, elle est membre du comité roumain de la Maison Antoine Vitez. En 2012, son texte Bec Kosmos reçoit les Encouragements du Centre national du Théâtre et en 2013, sa traduction d’Antidote de Nicoleta Esinencu reçoit l’Aide à la création. Elle a déjà traduit Mihaela Michailov, Nicoleta Esinencu et Gianina Cărbunariu, textes publiés aux éditions Théâtrales et Actes Sud-Papiers.

Hala OMRAN
Traductrice et actrice syrienne formée à ISAD de Damas, Hala Omran vit à Paris. Elle a travaillé en Syrie, au Danemark, en Italie, en France avec les metteurs en scène Tatiana Arkhibtsova, Cherif, Nullo Fachini, Pascal Rambert, Catherine Schaub Abkarian, et joué au cinéma dans plusieurs films syriens ou franco-arabes : Sacrifices d’Oussama Mohammed et La Porte du soleil de Yousry Nasrallah (sélections officielles Cannes 2002 et 2004). Elle est membre fondateur du groupe musical Rithmus. Elle participe à la mobilisation de soutien au peuple syrien. Elle a co-traduit avec Wissam Arbache Les Petites chambres de Wael Kaddour mis en lecture à regards croisés 2015.

Marie VRINAT
Marie Vrinat, agrégée de lettres classiques (ancienne élève de l’ENS d’Ulm-Sèvres) et docteur en études slaves, enseigne la langue bulgare. Elle a été attachée de coopération pour le français de 1994 à 1998 à l’Institut français de Sofia, puis professeure invitée à la Nouvelle université de Bulgarie. À partir de 2000, elle travaille à l’Institut français de Budapest. Depuis 2004, Marie Vrinat-Nikolov est professeur de langue et littérature bulgares à l’Inalco (Paris) et directrice du Centre d’étude de l’Europe médiane (CEEM). Marie Vrinat est spécialiste de la théorie de la traduction littéraire et de l’histoire de la littérature bulgare. Elle a publié plusieurs ouvrages dans ces domaines et a traduit en français de nombreux auteurs bulgares, classiques ou contemporains.

Les entretiens vidéo avec les auteurs

Sunday 6 March 2016

Martina de Laura Tirandaz
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ? Quels sont les thèmes principaux que vous souhaitiez aborder dans ce projet ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 3 minutes 32 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel.
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

Protohérissé (BP : Unabomber) de Gergana Dimitrova et Zdrava Kamenova, traduit du bulgare par Marie Vrinat
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ? Quels sont les thèmes principaux que vous souhaitiez aborder dans ce projet ? Quelles œuvres (textes ou œuvres plastique) ont pu inspirer ou traverser l’écriture de ce texte ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 6 minutes 24 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel. Traduction Beate Coudurier.
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

Le Secret de Thomas Howalt, traduit du danois par Catherine-Lise Dubost
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 17 minutes 6 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel. Traduction Catherine-Lise Dubost.
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

Dans les yeux du ciel de Rachid Benzine, entretien avec Pascale Henry
Pascale Henry nous parle de son travail de mise en scène du texte…

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 9 minutes 16 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

 

L’aveu de Waël Kaddour
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ? Quels sont les thèmes principaux que vous souhaitiez aborder dans ce projet ? Quelles œuvres (textes ou œuvres plastique) ont pu inspirer ou traverser l’écriture de ce texte ? Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées au cours de l’écriture ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 7 minutes 50 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel. Traduction Wissam Arbache.
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

Inside Georges de Emmanuelle Destremau
Comment est née l’envie d’écrire ce texte ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 6 minutes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

 

American Dream de Nicoleta Esinencu
Présentation par l’autrice

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 1 minute 46 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

 

Une Famille aimante mérite de faire un vrai repas de Julie Aminthe
Le contexte menant à l’écriture / Comment est née l’envie d’écrire ce texte ?

Détails de la vidéo
Langue : français
Durée : 2 minutes 48 secondes
Lieu : Grenoble / Le Petit Angle
Entretien réalisé par Magali Mougel
Copyright : theatre-contemporain.net / Festival Regards Croisés

 

 

 

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Les textes

Sunday 6 March 2016

Les textes du festival

 

The Lulu Projekt de Magali MOUGEL

>> Lecture en 5 épisodes du 23 au 28 mai à 19h30, par les élèves des lycées Argouges, Les Eaux-Claires, Edouard Herriot et les élèves du CRR.

« Lulu aurait pu être astronaute ou haut militaire. / Il a tout foiré. Sa réussite est son échec. » Lulu, 18 ans, vit avec mère et soeur dans une tour, de l’autre côté d’un mur, quelque part à l’Est. L’avenir tout tracé qu’on lui propose ne le séduit pas et c’est peu dire. On le prend pour un idiot, un pas dégourdi de la vie. Autour de lui, on ne comprend pas bien les astuces qu’il met en oeuvre pour échapper à cette société qui voudrait le réduire à l’état de mouton. Les Sex Pistols ou les Clash dans les oreilles et le portrait de Youri Gagarine en ligne de mire, il n’est pas prêt à se laisser dicter ses rêves. Après ses journées à l’usine ou aux espaces verts, lui et son bigleux de copain Moritz « s’élèvent » sur le toit de la tour pour boire, chanter, contempler les étoiles et faire un bras d’honneur à la vie qui s’étale sous leurs pieds. Dans un feuilleton tendre et rock n’roll, Magali Mougel transporte son personnage dans une fuite en avant émancipatrice et libertaire. Oh yeah!

The Lulu Projekt est une commande d’écriture passée à l’autrice dans le cadre du Chantier, projet imaginé à l’occasion du jumelage entre Le Fracas – CDN de Montluçon et les lycées du territoire.

 

Martina de Laura TIRANDAZ

>> le 23 mai à 20h00 Avec Thierry Blanc, Stéphane Czopek, Hélène Gratet, Danièle Klein. Mise en lecture Benjamin Moreau

La fable qui se raconte dans Martina a lieu quelque part entre Beauce et Champagne, à la lisière des champs céréaliers et des forêts. Dans le village, les habitants se racontent des histoires plus ou moins vraies, plus ou moins étranges, distillant une atmosphère pesante et inquiétante. Un jour que Martial accueille sa femme, qu’il a épousée dans un pays lointain, Conrad l’ami et Latouée la vieille voisine s’immiscent dans leur relation avec la malveillance des suspicieux. Dans sa robe de mariée, la « femme qui se tait » a des allures de princesse égarée au milieu d’un paysage hostile. Entre la raffinerie, le chantier des ouvriers et la battue qui s’organise pour retrouver l’enfant perdu, le potentiel anxiogène est grand pour la mystérieuse et indomptable Martina. La poésie de Laura Tirandaz nous happe à l’intersection d’un environnement omniprésent et de dialogues chargés des mémoires, des craintes et des violences de chacun.

Ce texte a été écrit en résidence en 2015 à Grenoble à l’invitation du Tricycle-Théâtre 145 et de Troisième bureau, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes. Une première phase d’écriture avait été réalisée dans le cadre d’une résidence à Théâtre Ouvert en 2014 avec le soutien de la Région Ile-de-France.

 

Protohérissé (BP : Unabomber) de Gergana DIMITROVA
et Zdrava KAMENOVA
Traduit du bulgare par Marie Vrinat / Editions L’Espace d’un instant, 2015

>> le 24 mai à 20h00 Avec Sarah Barrau, Florent Barret-Boisbertrand, Thierry Blanc, Stéphane Czopek, Grégory Faive, Léo Ferber, Bernard Garnier, Hélène Gratet, Sébastien Hoën-Mondin, Sylvie Jobert, Danièle Klein, Sophie Vaude. Mise en lecture Léo Ferber et Hélène Gratet

La soudaine et mystérieuse disparition d’un père de famille constitue le point de départ de cette pièce construite sur le mode de l’enquête policière. Celui dont l’entourage a perdu la trace incarne la figure du scientifique « éco-terroriste » Ted Kaszynski (Unabomber) devenu ermite et célèbre pour son manifeste et ses actions radicales en faveur de l’édification d’un mode de vie respectueux de l’homme et du patrimoine naturel. Femme, enfant, collègues et voisins sont interrogés et tentent de  comprendre ce que prépare dans l’ombre celui qui avait pourtant le grand projet de mettre au point un ascenseur cosmique ! En écho à cette réflexion sur une société où le progrès technologique se déploie en dépit des considérations environnementales, nous suivons les pérégrinations existentielles d’un échidné à long nez sillonnant les terres de Nouvelle-Guinée en quête d’un congénère prêt à perpétuer l’espèce. La vue satellitaire adoptée par l’écriture est pareille à un radar omniscient, attentif et curieux du dénouement que prendra l’affaire. Derrière l’allégresse et l’humour caustique de cette pièce polyphonique, les deux autrices bulgares posent l’essentielle question du monde dans lequel nous voulons vivre, rien que ça.

Texte recommandé par Eurodram, réseau européen de traduction théâtrale (2014), traduit et publié aux éditions l’Espace d’un instant à l’initiative de la Maison d’Europe et d’Orient, avec le soutien de 36 Monkeys, de l’Institut Français de Sofia et du ministère de la Culture de la République de Bulgarie

 

Le Secret de Thomas HOWALT
Traduit du danois par Catherine-Lise Dubost / Editions Théâtrales, 2016

>> le 25 mai à 20h00 Avec Léa Good, Clara Jolfre, Robin Redjadj, élèves du conservatoire de Grenoble, et Bernard Garnier. Mise en lecture Sylvie Jobert

Tandis qu’une tempête de neige s’abat sur la cerisaie familiale, à l’intérieur de la maison se joue un drame que les trois jeunes personnages d’une même fratrie – Donna l’aînée, Rianne la cadette et Pitt le benjamin – vont affronter à leur façon. Un matin comme les autres Pitt découvre sa mère étendue sur le sol de la cuisine le corps tout refroidi par la mort. Craignant d’être  séparés par les services sociaux, ils décident finalement de ne pas appeler la police, de garder leur mère auprès d’eux et d’en faire “leur secret”. Ils organisent dès lors leur quotidien pour que tout continue comme avant et qu’on ne puisse rien  soupçonner de ce qui leur arrive, même pas Fleinert, le voisin le plus proche. Projetés en un éclair dans la vie des grands  (l’argent, les courses, les repas…) tout en poursuivant leurs expériences adolescentes, à l’image des amours houleux de la  grande sœur, ils apprivoisent petit à petit le deuil pour en sortir grandis. Jamais sordide, la pièce est au contraire le lieu d’une grande tendresse à l’égard de ses personnages et de l’enfance.

 

L’Aveu de Wael KADDOUR
Traduit de l’arabe (Syrie) par Wissam Arbache et Hola Omran, avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

>> le 26 mai à 20h00 Avec Florent Barret-Boisbertrand, Thierry Blanc, Stéphane Czopek, Hélène Gratet, Martin Navizet-Sapet. Mise en lecture Grégory Faive

Dans une maison, un jeune acteur, un vieil acteur et une actrice répètent La jeune fille et la mort d’Ariel Dorfman. L’oncle du jeune homme, général de l’armée officielle de passage à Damas, est hébergé par celui-ci. On comprend que ce général prépare sa désertion. Mais aussi que le vieil acteur et le général se connaissent puisque le premier a été prisonnier politique et que c’est ce général qui autrefois avait été son bourreau…

 

Dans les yeux du ciel de Rachid BENZINE

>> le 27 mai à 20h00 Avec Marie-Sohna Condé et la participation de Stéphane Czopek. Direction Pascale Henry

Assise face à sa coiffeuse, Nour raconte sa vie de prostituée – comme l’était sa mère avant elle – et témoigne au coeur du printemps arabe de ce qu’elle perçoit depuis sa chambre laborieuse. Dans ce monologue où une multitude de voix s’invitent – sa mère, ses clients, un journaliste américain, son ami homosexuel et blogueur, le journal télévisé, l’agitation de la rue –, accès nous est donné à une Histoire récente et fulgurante en même temps qu’à une  réflexion sur la condition féminine dans les pays arabes. Les espoirs nourris à l’endroit de la révolution en marche surgissent des poèmes et des articles qu’écrit Slimane et dans lesquels Nour peine à se jeter pleinement. Au gré des allées et venues de ses clients, du gouverneur à l’islamiste fondamentaliste, son regard s’aiguise et se fait clairvoyant. Le corps de Nour est ici le point de rencontre de la petite et de la grande Histoire, l’une et l’autre ne présageant malheureusement pas de lendemains qui chantent.

Le texte a reçu l’aide à la création du CNT 2015. Coproduction Compagnie Les Voisins

 

Inside Georges de Emmanuelle DESTREMAU
Le Bruit des autres, 2014

>> le 28 mai à 18h00 Avec Sarah Barrau, Thierry Blanc, Stéphane Czopek, Grégory Faive, Léo Ferber, Bernard Garnier. Mise en lecture Sylvie Jobert

Georges Victor est employé de bureau au service contentieux d’une société sans scrupules. Chaque jour un peu plus humilié par la redoutable Kathleen Greenwald qui le somme de travailler jusque tard dans la nuit sous peine d’un plan social qui ne ferait qu’une bouchée de lui, il n’a vraisemblablement pas reçu les armes nécessaires pour affronter « le putain de monde extérieur ». De l’open-space à l’appartement où il retrouve son fils Rodolfo, la narration dévoile peu à peu un Georges à qui la vie n’est pas disposée à faire de cadeaux. Alors chez lui, comme une revanche, il prépare son fils et lui inculque les réflexes et attitudes à adopter pour ne pas devenir à son tour le souffre-douleur d’une société qui broie certains de ses individus. Images obsédantes et fantomatiques, les apparitions de Rodolfo sur son skate orientent doucement la fable vers un second drame, intime celui-là. Avec une grande tendresse à l’égard de son personnage, Emmanuelle Destremau opère un basculement final offrant à Georges
la possibilité d’une délivrance, aussi fantasmée soit-elle.

Le texte a reçu une bourse d’aide à l’écriture du CNL et l’aide à la création du CNT

 

Le Chant de la bouche aveugle de Jorge Ignacio CORTINAS
Traduit de l’anglais (USA) par Dominique Hollier avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

>> le 28 mai à 20h30 Avec Florent Barret-Boisbertrand, Léo Ferber, Achille Piot, Robin Redjadj, Sophie Vaude. Mise en lecture Thierry Blanc

Dans la vallée pierreuse de Bouche Aveugle, Mère de la fin d’après-midi avec l’aide de sa soeur Bolivia s’occupe seule de ses deux enfants Gordi et Reiderico. Le plus grand cherche sa virilité dans la violence tandis que le plus jeune trouve refuge auprès d’un puits habité par l’étrange confident Lucero. A mesure que la tempête approche, la tension à la maison s’accroit. Les lames de couteaux qu’on aiguise, les poulets qu’on égorge et le secret de Bolivia pèsent lourd sur la famille. Désarmé, Reiderico fait appel à celui qui depuis le puits ne rêve que d’en sortir et d’usurper sa place, juste le temps de résoudre ce qui cloche ici, ditil. Mais au loin, les lumières de Ville scintillent comme la promesse d’un ailleurs salvateur et l’on est plus tout à fait sûr de vouloir redescendre parmi les objets jetés au fond du trou. L’écriture de Jorge Igancio Cortiñas fait écho à la littérature sud-américaine d’un Gabriel Garcia Marquez explorant la dimension magique et poétique qui surgit dans la trajectoire de ses personnages. Le réalisme tordu laisse alors place à la beauté de l’irrationnel et à sa capacité à traduire la part indicible de nos vies.

 

American dream de Nicoleta ESINENCU
Texte traduit du roumain (Moldavie) par Alexandra Lazarescou et Baptiste Mallek.

>> le 30 mai à 20h00 Avec Sarah Barrau, Magali Mougel et la participation de Nicoleta Esinencu et du musicien Laurent Buisson. Mise en lecture Sophie Vaude

Tatiana Miron est étudiante en art et rêve de découvrir les Etats-Unis. En postulant avec succès à un programme de séjour outreatlantique, elle a tôt fait de comprendre que derrière une publicité aussi sexy que mensongère se cache une réalité désenchantée, à commencer par la nécessité d’emprunter à ses parents un argent destiné à couvrir les « autres frais » à sa charge. Dès lors s’enchainent les déconvenues et les situations confinant à la farce : entretien grotesque, expérience locale peu probante, retour au pays, travail clandestin en Russie pour rembourser sa dette… Le fantasme du rêve américain y survit difficilement. Avec le Monopoly pour toile de fond, sont à vendre dans cette version du jeu des valeurs (la liberté, la démocratie) autant que des nations (la Moldavie, l’Ukraine) : le tout à prix cassés ! Le rire et la critique se côtoient de près chez Nicoleta Esinencu, conférant à la pièce une démesure jubilatoire et foncièrement provocatrice.

Autrice en résidence à Grenoble. Coréalisation MC2:Grenoble/Troisième bureau.

 

Une famille aimante mérite de faire un vrai repas de Julie AMINTHE
Editions Quartett, 2014.

>> le 31 mai à 20h00. Avec Pauline Dau, Philippe Girard, Élisabeth Mazev, Anthony Roullier. Mise en scène Thibault Rossigneux Compagnie Le sens des mots

Les Lemorand forment en apparence une petite tribu stable et soudée. Barbara et Victor assurent le rôle des parents, Justine et Gabriel quant à eux endossent la partie progéniture. Pourtant, dans le huis-clos du foyer quelque chose cloche sérieusement. L’obsession du père pour la propreté absolue, la ritournelle de la mère à propos de ce « vrai repas » qu’elle prépare à ses proches et le désir de fuite d’adolescents à l’étroit dans la vie qu’on leur propose, font grimacer le portrait de la famille idéale. L’écriture de Julie Aminthe donne ici lieu à une comédie grinçante où s’explore la cellule familiale et son organicité parfois bouleversée et mise à mal par une réalité extérieure ombrageuse. Ce repas dont il est question – lequel doit être gras, riche, nous dit la mère – et qui ne vient jamais, ressemble à une tentative désespérée pour sauver, au-delà du rituel, ce qui reste des repères familiaux et des promesses de refuge qu’ils sont censés garantir. Clowns malgré eux, les personnages peints par l’autrice sont cruels et névrosés à n’en pas douter, parfaitement attachants malgré tout.

Autrice en résidence. Lecture-spectacle programmée en partenariat avec le Tricycle

Journée PREAC Littérature(s)
Ce que seul le théâtre peut dire

Sunday 6 March 2016

LUNDI 23 MAI

THÉÂTRE 145

 

 Ce que seul le théâtre peut dire[1]

Quelle place les écritures contemporaines ont-elles à l’école ? Dans quelle mesure les nouvelles générations sont-elles confrontées aux évolutions de l’écrit et aux écrivains vivants, qu’ils soient auteurs de théâtre, de romans ou poètes ? Tournée traditionnellement vers la transmission d’une littérature patrimoniale, l’école cherche encore de quelle façon accueillir les auteurs au sein de la classe. Ouvrir le cours à la littérature contemporaine pour un enseignant, c’est accepter de changer de posture, quitter une parole docte héritée de ses études universitaires et ouvrir avec les élèves le débat sur le Beau et la réception artistique. Cheminer en somme vers une terra incognita.

 

A l’initiative des Ministères de la Culture et de l’Éducation Nationale, les PREAC [Pôles de Ressources en Éducation Artistique et Culturelle] ont pour vocation d’accompagner enseignants et professionnels de la culture vers une meilleure compréhension des enjeux mutuels et des défis de la création artistique contemporaine. Le PREAC Littérature(s) de l’académie de Grenoble vise ainsi à renforcer les passerelles qui existent entre le monde littéraire, ses auteurs, ses acteurs et celui de l’école. Cette seconde journée d’études, en ouverture de la 16e édition du Festival Regards croisés, s’intéresse aux fondamentaux de la création littéraire, par-delà la division en genres littéraires, pour questionner ce que signifient dans la scène contemporaine les mots lire et écrire.

 

Cette journée trouve pleinement sa place dans cette “manifestation du texte” en s’inscrivant dans la continuité du travail que le collectif Troisième bureau mène depuis une quinzaine d’années avec les enseignants et les très nombreux élèves de différents établissements – lycées et collèges de l’agglomération grenobloise, du Département de l’Isère à Heyrieux, Villard-de-Lans, Saint-Laurent-du-Pont, Pontcharra, Morestel, Villefontaine, Vizille, Voiron, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à Annecy, Albertville…

 

La Délégation Académique aux Arts et à la Culture est un service de l’académie de Grenoble, chargé du suivi des projets d’éducation artistique et culturelle. Elle accompagne les établissements, conseille et forme les équipes éducatives dans les domaines artistiques.

 

L’Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation se situe au carrefour des différents métiers du livre et des activités menées par les créateurs, les professionnels et les médiateurs.

 

Le PREAC Littérature(s) est un pôle de ressources qui offre aux participants issus du monde de l’enseignement ou de celui du livre et de la culture, des ateliers, des rencontres et des échanges à vocation professionnelle.

 

 

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[1] Ce que seul le théâtre peut dire (Considérations poélitiques), Enzo Cormann, Les Solitaires Intempestifs, 2012

 

DRAC

DDAC

ARALD

 

 

 

 

 


 

 

 

LA JOURNÉE

 

9h30   Accueil des participants

 

10h     Introduction de la journée par Laurent Bonzon, directeur de l’Arald et Bruno Gallice pour la DAAC de Grenoble

 

10h15 Causerie d’Enzo CORMANN suivie d’un échange avec le public

 

“Ce que nous attendons du théâtre aujourd’hui‚ ce n’est pas tant de nous représenter le monde tel qu’il est (ce que le cinéma et la vidéo feront techniquement toujours mieux que la scène) que de mettre à l’épreuve les possibles du monde – autrement dit‚ de proposer une représentation expérimentale (exploratoire‚ spéculative‚ en mouvement…) du monde tel qu’il n’est pas censé être ou devenir. Et de le faire dans le temps et l’espace d’une assemblée de curiosités‚ de sensibilités‚ de singularités […].”

 

11h30 Un auteur dans ma classe

À partir de partage d’expériences, Philippe Camand pour l’ARALD et Bruno Gallice pour la DAAC de Grenoble présenteront un document à destination des établissements scolaires et consacré à l’accueil des auteurs.

 

Avec la participation de Julie Aminthe, Nicoleta Esinencu, Magali Mougel, Laura Tirandaz, autrices, Carine Miletto et Cécile Moulain, documentalistes.

 

12h30 > 14h Pause

 

14h     Médiation des écritures théâtrales

par Bernard Garnier, coordinateur artistique de Troisième bureau

Partager avec élèves et enseignants des textes écrits par des auteurs contemporains de notre époque, prendre le temps de lire, d’analyser, de débattre en classe sur chaque texte, organiser le temps de la rencontre avec l’autrice ou l’auteur au CDI, en classe, au festival ou dans une bibliothèque, mettre en lien public, texte et auteur, telle est la nature de la démarche portée par le collectif Troisième bureau.

 

15h > 17h « Lire le texte contemporain »

 

“La langue est une matière vivante, qui se regarde, se goûte, qu’on doit mâcher, mettre en bouche, pour tenter d’en percevoir, d’en sentir la saveur, l’épaisseur, la fluidité, le chaos, l’intime dans l’écho de notre lien au monde”.

 

Six ateliers d’une durée de deux heures autour de la lecture à voix haute avec les comédien-ne-s Sylvie Jobert, Hélène Gratet, Danièle Klein, Dominique Laidet, Grégory Faive, Bernard Garnier sont proposés aux participants :

 

La lecture à la table : entrée dans une démarche théâtrale

La lecture-découverte : représenter une pièce à voix haute

De la poésie vers le théâtre : l’oralité dans tous ses états

 

17h > 19h Quartier libre

De la résidence à la création?

Sunday 6 March 2016

MERCREDI 25 MAI

THÉÂTRE 145

 

16h30 TABLE RONDE DE LA RÉSIDENCE À LA CRÉATION ?

 

Des structures culturelles et artistiques œuvrant sur le territoire métropolitain, départemental, régional – les Bibliothèques de Grenoble, la MC2 : Grenoble, le Tricycle, Troisième bureau, l’Hexagone de Meylan Scène nationale Arts Sciences, le festival Textes en l’air à Saint-Antoine l’Abbaye, le festival de l’Arpenteur en Grésivaudan… – invitent régulièrement des auteurs en résidence d’écriture, chacune définissant objectif et cadre à ces résidences entre projet d’auteur et commande d’écriture.

 

Comment sont financées ces résidences ? Quelles incidences ont-elles sur la vie des structures accueillantes, sur les publics et sur les territoires ? Que deviennent les textes écrits en résidence ?

 

Et les auteurs et autrices accueilli-e-s, qu’attendent-ils d’une résidence ? Est-elle un moment privilégié pour écrire ? Et le temps consacré aux ateliers et rencontres nourrit-il leur projet d’écriture ?

 

C’est pour partager ces questionnements, ces ‘pourquoi’ et ces ‘comment’ que nous réunissons autour de la table auteurs, responsables des structures et partenaires des collectivités territoriales et de l’État..

 

Table ronde avec Julie Aminthe, Blandine Costaz, Nicoleta Esinencu, Jérémie Fabre, Magali Mougel, Laura Tirandaz, autrices et auteurs,

Hélène Gratet, Marie-Christine Cuffolo pour le Tricycle, Jean-Paul Angot, Delphine Gouard pour la MC2, Annie Brigant, Carine d’Inca, Fanette Arnaud pour les Bibliothèques de Grenoble, Jacques Puech pour Textes en l’air, Antoine Choplin pour l’Arpenteur, Antoine Conjard, Eliane Sausse, Laurence Bardini pour l’Hexagone de Meylan… et les partenaires institutionnels.

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RÉSIDENCES D’ÉCRIVAINS présence des auteurs

 

Avec le soutien du Centre National du Livre

En partenariat avec la MC2 : Grenoble et le Tricycle Grenoble

 

La MC2 : Grenoble, Le Tricycle et le collectif Troisième bureau se sont associés pour manifester publiquement leur curiosité et leur intérêt partagés pour les écritures théâtrales d’aujourd’hui et œuvrer mutuellement à la présence des auteurs vivants et des écritures dramatiques contemporaines dans leurs projets et lieux respectifs.

En accueillant des auteurs en résidence, les trois structures souhaitent contribuer à la naissance d’écritures dramatiques sans la contrainte d’une commande, œuvrer à leur représentation sur nos scènes et ailleurs et permettre la rencontre avec leurs auteurs par des ateliers, rencontres, lectures…

Nos trois structures accueillent en résidence au premier semestre 2016 les autrices Julie Aminthe et Nicoleta Esinencu.

 

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Regards lycéens

Sunday 6 March 2016

JEUDI 28 MAI

THÉÂTRE 145

 

14h     REGARDS LYCÉENS

 

Des lycéens rencontrent les auteurs Emmanuelle Destremau, Gergana Dimitriva, Thomas Howalt. Pendant deux heures, élèves et auteurs se retrouvent autour de la ‘grande table’ pour lire, échanger, questionner…

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Quatre classes participent à ce projet

 

Lycée Argouges (Grenoble)

Julien Aït-Yahiatene, Aurore Balestra, Antoine Biancardini, Caroline Blache, Caroline Bœuf, Bastien Borde, Charlotte Botta, Manon Bounicaud, Nayan Bregard, Delphine Breysse, Clémentine Caussé, Celia Colic, Lucas Crozet, Clément Devrient, Alma Doyon, Ghozlaine Dridi, Ananabelle Felix, Emma Gautier, Auriane Gesmier, Océane Golliet, Cloé Lassagne, Julianne Laurent, Ludovic Leplanquais Bastien, Jérôme Lutz, Lynn Maurer, Sorya Mesnage, Michael Neang, Lucas Perez, Marine Pons, Éloi Richiero, Clémence Roux, Noémie Salesiani, Delphine Saphores, Mia Toffoli-Desmars, Rachel Vigier, Martin Villardier, Tiffanie Vinard

1ère STD2A, Nathalie Étienne-Maupouët, Carine Miletto, Assia Dib, documentalistes

 

 

Lycée Argouges (Grenoble)

Clothilde Bacon, Gwendoline Bellard, Julie Bellier, Cloé Besnard, Romane Boury, Marion Brisa, Fanny Ceccon, Jeanne Cerny, Alix Chassande-Mottin, Lohan Chaux, Lauria Chene, Yann Cistac, Élise Delamare, Lisa Denis, Thomas Dutrey-Grebert, Basile Frigiere, Zoé Jaffry, Jolan Jaladis, Laure-Lou Kolic, Camille Le Marcis, Clémence Maraval, Capucine Millot, Lucie Payen, Marion Prost-Tournier, Anaëlle Rassat, Habachia Soilihi, Lola Steinmetz

2nde GT5, Florence de Felice

 

 

Lycée Les Eaux-Claires (Grenoble)

Mohamed Bah, Lucas Baldini, Noémie Bernard, Marion Bourdel, Rémi Boutonnier, Laurie Brachet, Célia Chauche, Crespy Timothée, Timothée Doumeng, Ines Fabaron, Lucien Fabre, Clarine Garcia, Thomas Heinrich, Audrey Juchat, Ilies Kouri, Vincent Lange, Corentin Léger, Eléonore Marty, Jacques-Armel Mikouiza, Nina Naji-Desaymoz, Chloé Parisi, Mickaëla Pereira,Tahis Perez, Félix Perrier, Capucine Pichon, Bastien Pointel, Jasvanthy Ramesh, Marine Ré, Kilian Rouillon, Ilane Ryaira, Anis Sakhri, Morgane Sanchez, Adrien Troy, Armanda Tulomba Gitu, Jaiprakash Varadarasa

2nde 7, Laure Castell, enseignante, Sandrine Cotteverte, documentaliste

 

 

Lycée Edouard Herriot (Voiron)

Cloé Alves, Nolwen Belmont, Elsa Bombrun, Lucie Bovagnet, Pauline Bozonnier, Juliette Clarebout, Pauline Colomb, Pauline Delac, Théa Foort, Clara Froment, Eliott Kozma, Éléonore Lavallée, Anaïs Le Boudec, Morgane Malfait, Julie Poulard, Emma Pradet, Hélène Ribon, Émilie Richard, Fanie Schmidt, Elsa Schneider, Laura Seymarc, Thomas Sucre, Clara Uschanoff, Villard-Levy

2nde Arts du spectacle, Jean-Marc Pidoux

 

 

 

Lire le théâtre d’aujourd’hui

 

Entrer dans les classes, par le biais d’ateliers et comités de lecture engage un travail essentiel mettant en jeu l’esprit critique, la sensibilité poétique, l’épreuve du texte, de sa mise en voix, de son écriture. Faire lire à des élèves des textes dramatiques, contemporains de leur époque, qui plus est d’auteurs vivants, a cette particularité, cette vitalité, d’éveiller le regard à l’innommé, l’incertain, le mouvant, au sens où ces textes dramatiques, ni connus, ni commentés, appellent la critique contradictoire.

 

Le collectif Troisième bureau travaille depuis seize ans avec les élèves de plusieurs établissements de Grenoble Alpes Métropole ou du Département de l’Isère. De janvier à avril, des comédien-nes de Troisième bureau – Sarah Barrau, Thierry Blanc, Grégory Faive, Léo Ferber, Danièle Klein, Sophie Vaude – interviennent auprès d’élèves de lycées de l’agglomération grenobloise. La classe devient le temps des séances un comité et un atelier de lecture.

Étudier les textes des auteurs vivants offre la possibilité rare d’un échange avec celui qui a produit ce que les élèves ont tenté d’appréhender. La littérature, plus qu’un simple objet d’étude scolaire, devient une occasion de rencontres et d’apprentissages humains. Le théâtre, en particulier, parle aux adolescents de leur quotidien, du monde, et de tout ce qu’ils découvrent à cet âge où c’est si crucial. Si la culture est ce bien commun qui nous relie, il me semble que ces comités lycéens en sont la mise en œuvre active et un moyen réel de la faire vivre dans les classes.

 

Cette année, les lycéens travaillent sur trois textes – Protohérissé (BP : Unabomber), de Gergana Dmitrova et Zdrava Kamenova, traduit du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov ; Le Secret de Thomas Howalt, traduit du danois par Catherine-Lise Dubost ; Inside Georges de Emmanuelle Destremau.

 

L’intérêt de ce travail est multiple, beaucoup d’élèves lisent peu ou avec réticence : la lecture d’extraits à voix haute, la mise en jeu avec un-e comédien-ne redonnent de l’intérêt à l’écrit et favorisent sa compréhension. L’écriture de critiques, la confrontation des points de vue permettent de développer l’argumentation et la prise de parole devant les autres.

 

Lors de ce temps d’échange « Regards lycéens », l’ensemble des élèves, des enseignants et des documentalistes sont réunis pour dialoguer avec les auteurs et les traducteurs des différents textes. Chaque classe sélectionne et lit des extraits avant de révéler sa pièce « coup de cœur ».

 

Ces pièces, qui montrent aux adolescents la manière dont un auteur peut évoquer le monde d’aujourd’hui dans sa complexité et avec toutes les interrogations qu’il peut susciter, ouvrent des prises de conscience et permettent d’évoquer au sein de la classe des sujets d’actualité comme des thèmes universels.

DRAC

argougesherriotles eaux claires

Le Studio Théâtre avec
Marion Aubert

Sunday 6 March 2016

SAMEDI 28 MAI

BIBLIOTHÈQUE CENTRE VILLE DE GRENOBLE

 

11h     RENCONTRE avec l’autrice Marion AUBERT, le metteur en scène Kheireddine LARDJAM et les lycéens ayant participé au STUDIO THÉÂTRE,
Orane Barroso, Cécile Duflot, Arthur Girard, Nathan Guilbaud, Rémi Koreneff, Gabrielle Legros, Tiffany Prot, du lycée Pierre du Terrail (Pontcharra)
Myriam Ferraoun, Charline Hébrard, Lauryne Lopes de Pina, Léry Saint-Omer, Camille Souffron, du lycée Les Eaux-Claires (Grenoble)

en compagnie de Joëlle GAYOT, journaliste et productrice à France Culture.

Pendant trois jours, une dizaine de lycéen-ne-s ont participé au Studio théâtre avec l’autrice Marion Aubert accompagnée du metteur en scène Kheireddine Lardjam. Comment parler d’une expérience singulière, personnelle et pourtant collective ? Comment rendre compte de cette action « d’éducation artistique » autrement que par un « spectacle » ? Par cet échange public, sous le regard avisé de Joëlle Gayot, les jeunes participants, parleront de leur expérience…

 


 

 

LE STUDIO THÉÂTRE

NB©jp-angei1378

Voir les photos du studio

MERCREDI 25, JEUDI 26, VENDREDI 27 MAI

SALLE NOIRE / LES BARBARINS FOURCHUS

 Désireux de faire se rencontrer auteurs dramatiques contemporains et jeunes gens, le collectif Troisième bureau a convié une dizaine de lycéen-ne-s des établissements de l’Académie de Grenoble à participer, sur la base du volontariat, à un Studio Théâtre en compagnie de l’autrice Marion Aubert à la Salle Noire durant le Festival Regards croisés.

Pour mener ce studio, Marion Aubert est accompagnée du metteur en scène Kheireddine Lardjam. Nous remercions les Barbarins Fourchus d’avoir permis la réalisation de ce studio dans leur espace de travail.


 

 

Qu’est-ce que le studio théâtre ?

C’est un temps de rencontre privilégié entre un auteur contemporain et un groupe de lycéens sur trois journées. L’objectif de cette rencontre est de permettre aux jeunes lycéens d’aborder de façon progressive un travail de plateau avec l’auteure, une mise en jeu de ses textes. Apprendre à oser, faire sauter les barrières, oublier la timidité, jouer de la parole et du corps. Le studio s’adresse à des lycéen-ne-s de 2nde, 1ere ou Terminale curieux du théâtre et des écritures. Une rencontre publique avec l’auteure et les lycéens vient clore ce studio.

 

Qu’y font les élèves ?

Ils travaillent sur la pièce Tumultes* de Marion Aubert créée en juin 2015 avec les élèves de l’École de la Comédie de Saint-Étienne :

Paniqués par l’état du monde, des jeunes décident de préparer la révolution. Ils s’interrogent, s’empêtrent, s’empoignent, perdus entre peurs, héritages, et désir fou d’émancipation. Qu’est-ce que c’est que l’espoir ? Qu’est-ce que c’est que de s’inventer des vies nouvelles ? Qu’est-ce que c’est que de sentir quelque chose possible ? C’est quoi le sentiment d’injustice ? C’est quoi avoir peur pour ses enfants ? D’où ça vient ce climat-là d’inquiétude ? De haine ? De suspicion ? Comment ça se fabrique, le fascisme ? Qu’est-ce qui se passe à l’intérieur des corps ?

 

* Tumultes suivi de Débâcles de Marion Aubert, Éditions Actes Sud-Papiers, 2015

 


 

 

Kheireddine LARDJAM

Metteur en scène et comédien, Kheireddine Lardjam est né en 1976 à Oran. En 1998, il crée la compagnie El Ajouad en hommage à Abdelkader Alloula, artiste et dramaturge assassiné en Algérie en 1994 par les islamistes. En 2009, il est en résidence au Centre dramatique national de Valence. En 2011, il intègre le collectif d’artistes du Préau, CDR de Vire. En 2012, il crée Le poète comme boxeur de Kateb Yacine au Théâtre de Béjaia en Algérie et Les Borgnes de Mustapha Benfodil à L’Arc, Scène nationale du Creusot. En 2013 a lieu au Caire la création d’End/Igné de Mustapha Benfodil, présentée également au festival d’Avignon. En 2015, il crée Page en construction de Fabrice Melquiot à La Filature, Scène nationale de Mulhouse. En 2016, il intègre l’ensemble artistique de la Comédie de Saint Etienne. Ces spectacles tournent en Algérie et en France.

 



 

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