L’actualité

L’actualité de Troisième bureau

 


 
Lundi 13 février 2017 _ 19h30

Lecture publique de

EXPLOITS MORTELS
de Rasmus Lindberg
Traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy
Avec le soutien du Swedish Arts Council

Avec Marie-Sohna Condé et Léo Ferber
Mise en lecture Sylvie Jobert

Joséphine pète un plomb, sort du restaurant où elle était réunie avec sa famille pour l’anniversaire de sa mère, et se fait écraser…
De fils en aiguilles nous remontons sur la folle soirée qui a conduit à cet acte. Ce fait divers est reconstitué par deux actrices au sortir d’une répétition, témoins de l’accident. Elles jouent tous les personnages, protagonistes du drame et l’on découvre que frère et sœur se détestent, que la tante est insupportable, que la mère est une éternelle insatisfaite, que le père est blasé, que les enfants ont jusqu’à présent raté leur vie… Et l’on assiste à une grande scène de famille avec couteaux sur la table.

Né en 1980 Rasmus Lindberg se forme en tant que metteur en scène à l’Ecole Supérieure des Arts du spectacle de Stockholm. Parallèlement, il écrit des pièces de théâtre. Le Mardi où Morty est mort est traduite dans 5 langues et a été crée en France en 2013 au Fracas-CDN de Montluçon dans une mise en scène de François Rancillac. Ses pièces sont publiées aux éditions Espaces 34. Depuis 2008 il est auteur et metteur en scène associé du Norrbottensteater à Luleå. Il est également professeur de mise en scène au conservatoire national supérieur de Luleå.

Marianne Ségol-Samoy est traductrice de pièces de théâtre et de littérature suédoises. Elle traduit des auteurs de théâtre comme Sara Stridsberg, Jonas Hassen Khemiri, Suzanne Osten, Rasmus Lindberg… et des auteurs de romans comme Henning Mankell, P.O Enquist, Katarina Mazetti, Astrid Lindgren. Depuis 2013, elle coordonne le comité nordique de la Maison Antoine Vitez. Elle est cofondatrice avec Karin Serres de LABO/07, réseau d’écritures théâtrales internationales d’aujourd’hui.

Le Petit Angle
1, rue Président Carnot à Grenoble
Tram B – Arrêt Sainte-Claire Les Halles
Entrée libre

 


 

Jeudi 16 février 2017 _ 19h30

Lecture publique de

CE QUI ARRIVA QUAND NORA QUITTA SON MARI
d’Elfriede Jelinek
L’Arche éditeur, 1993
Traduit de l’allemand par Louis-Charles Sirjacq

Avec Sarah Barrau, Thierry Blanc, Marie-Sohna Condé, Stéphane Czopek, Léo Ferber, Bernard Garnier, Hélène Gratet, Geoffroy Pouchot-Rouge-Blanc et la participation de Pauline Bouchet et Julie Valero.
Mise en lecture Léo Ferber.

Dans le cadre de sa collaboration avec le collectif Troisième bureau, l’université Grenoble Alpes accueille, pour la deuxième année consécutive, une mise en voix d’un “classique contemporain”. Après La Demande d’emploi de Michel Vinaver l’an dernier, nous proposerons cette année une pièce de l’autrice autrichienne, Elfriede Jelinek.

Ecrite en 1979, Ce qui arriva quand Nora quitta son mari est la toute première pièce de théâtre d’Elfriede Jelinek et se présente comme une suite de la pièce du norvégien Henrik Ibsen, Maison de poupée.

Après avoir claqué la porte de son foyer, Nora aspire à sa “réalisation personnelle” en se faisant embaucher dans une usine : “J’étais un objet, j’ai voulu devenir sujet sur mon lieu de travail. Peut-être puis-je, par mon simple aspect, apporter un nouveau rayon de soleil dans ce triste atelier d’usine“. Ainsi, loin de porter un élan féministe ou d’incarner la femme libérée, Nora se trouve rapidement réduite à ce qu’elle a toujours été : un objet de désir, une valeur-marchandise prise dans les impératifs d’une économie de marché sans scrupules. Par là, l’autrice met magistralement en lumière les rapports hommes-femmes au sein d’une société régie par l’économique. La crudité de sa langue, la force des personnages en font une œuvre dramatique incontournable du XXe siècle.

Elfriede Jelinek est née en Autriche. Elle étudie la musique, le théâtre et l’histoire de l’art à Vienne et en 1967, interrompt ses études pour se consacrer à l’écriture. Sa première pièce de théâtre, Ce qui arriva quand Nora quitta son mari ou les piliers de la société est mise en scène à Graz en 1979. En France, Elfriede Jelinek est surtout connue pour ses romans, Les Amantes, Die KlavierspielerinLa Pianiste – adapté au cinéma par Michael Haneke en 2001 – et Lust. Elle est volontiers comparée à son compatriote Thomas Bernhard. À l’instar de ce dernier, elle ne cesse de dénoncer les tares d’une société engoncée dans ses conformismes et négligente envers son passé.

Louis-Charles Sirjacq est né à Rennes. Traducteur de plusieurs auteurs notamment Wedekind, Brecht, Jelinek, Eugène O’Neill, David Hare ou encore Lee Hall, sa première pièce, Il Salto mortale, est créée au Festival d’Automne par Jean-Marie Patte. Il participe à l’écriture de scénarios pour le cinéma et la télévision. Il est l’auteur d’un roman intitulé Comment j’ai tué mon chat.

Amphidice
1361, rue des Résidences
38400 Saint-Martin-d’Hères
Tram B / C arrêt Condillac – Universités.
Entrée libre

En partenariat avec l’Université Grenoble Alpes, le Département Arts du spectacle de l’UFR LLASIC, le Service culture de la Communauté Université Grenoble Alpes, Un Tramway Nommé Culture, L’Amphidice.

 


Des lectures de théâtre contemporain

 
Du 30 janvier au 1er février
26e édition des Journées du théâtre autrichien à Paris
Au programme : un grand auteur classique autrichien, Franz Grillparzer, et deux écrivains contemporains, Philipp Weiss et Ferdinand Schmalz
Goethe Institut – Paris

Du 3 au 10 février
festival Prise directe
Lectures de théâtre contemporain
avec les autrices et les auteurs Laetitia Ajanohun, Samira El Ayachi et Gilles Defacque, Alexandra Badea, Rachid Benzine, Alice Birch, Nicoleta Esinencu, Rob Evans, Aiat Faiez, Olivier Favier, Samuel Gallet, Stefano Massini, Duncan MacMillan, Maria Milisavljevic, Gary Owen, Guillaume Poix, Holger Schober
Lille

 


A voir

 
Du 1er au 17 février
Je crois en un seul dieu
De Stefano Massini
Traduit de l’italien par Olivier Favier et Federica Martucci
Mise en scène Arnaud Meunier
Les Célestins – Lyon

Du 1er au 17 février
Le Vivier des noms, éd. P.O.L
Texte et mise en scène Valère Novarina
L’Hexagone – Meylan

Le 3 février
Mon frère, ma princesse
De Catherine Zambon, éd.L’École des loisirs
Mise en scène Émilie Leroux
Les Veilleurs [Compagnie théâtrale]
L’Amphithéâtre – Pont de Claix

Jusqu’au 4 février
Europe connexion
De Alexandra Badea, éd.L’Arche
Mise en scène Matthieu Roy
Théâtre Ouvert – Paris

Les 16 et 17 février
On aurait dû laisser un mot
d’après La Mastication des morts de Patrick Kermann, éd. Lansman
Mise en scène Grégory Faive
Cie Le Chat du désert
Théâtre municipal – Grenoble

Les 17 et 18 février
Burn Baby Burn
De Carine Lacroix, éd. L’Avant scène-Théâtre
Mise en scène Tristan Dubois
Cie des mangeurs d’étoiles
Théâtre 145 – Grenoble