ÊTRE OU NE PAS ÊTRE À SA PLACE

Tuesday 18 April 2017

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Je t’écris depuis le passé, spectateur. Là-bas, tous les espoirs sont permis. On apprend comment retenir sa respiration, les bulletins ne sont pas dans l’urne, l’urne n’est pas ouverte, les résultats ne sont pas connus, les sondages ne sont pas démentis, tous les espoirs sont permis, tu m’entends, tous, même les plus fous. On combat l’ennemi intérieur, le pessimisme, le dégoût.
Je voudrais te dire que ça fait du bien, ben rien, juste, tu sais, y croire encore, tu sais, le truc bête de la fille dans la soirée, celle qui sourit bêtement, celle qui dit « ah bon, vous, vous pensez ça, vous pensez que tout est foutu, ah, ok, parce que moi j’y crois, non mais c’est pas grave, c’est rien », je suis ce qu’on appelle une optimiste, tu vois la fille dans les soirées, celle qui dit, je vais y aller, je crois encore à ça, aux urnes, tout ça, le truc démocratique, le truc de l’adrénaline, de l’isoloir, de la discussion de comptoir, le truc de j’invite des potes, on regarde les résultats, on a les yeux qui brillent, on sait pas, on pense que c’est pas mort, parce que normalement nos idées vont triompher, ben oui, ça peut pas en être autrement, parce que sinon ça voudrait dire qu’on dit dans la société de ceux qui pensent que tout est foutu.
Tu le connais le cynique, tu vois le genre de gars, celui qui dit « ben je vous l’avais dit les gars, il y a plus rien à en attendre de ces gens-là, y a plus rien à faire, c’est mort, c’est fini, exit, va pour la viande en boîte, le déjà-fait, le trop-tard ». Ben je ne suis pas lui, je suis l’autre, la fille, celle qui arrête pas de dire à ses amis, ben c’est possible, ben on ne sait pas encore, tout peut encore se passer différemment, je te jure que si, on peut pas vivre comme si l’amour n’était pas.
Je t’écris depuis le passé, spectateur. Je ne sais pas encore ce que nous avons fait de notre pays. J’essaie de convaincre, j’essaie d’essaimer, de diffuser, de dire « go », de dire « allez », de dire que le « nous » en vaut la chandelle, ce pronom-là, ce trésor-là.
Depuis qu’on a remplacé le chiffre 6 par le chiffre 7 dans le nom de l’année qui s’écoule, je me sens déplacée moi aussi, tourneboulée, bouleversée, cul-par-dessus-tête, c’est les monta(g)nes russes. Y a plus personne qui m’écoute, je suis minoritaire, je me sens seule, j’ai plus de place.
Je t’écris depuis le passé, spectateur. Mais là, dans ce futur que je connais pas encore, il y a quelques silhouettes souriantes, Zinnie, Marilyn, Ferdinand, Thierry, Pascal, Marie, Evan et les autres et il y a quelques lueurs qui disent « mais non, t’es pas folle, t’es pas dégénérée, t’es pas désespérément optimiste, tu es à ta place ici, viens-là, viens tout contre nous, viens au chaud de nos textes, au plus proche de notre langue, voilà, t’es bien là ? Ça va mieux ? ».

Pauline BOUCHET

 

 

PROGRAMME AU JOUR LE JOUR

Tuesday 18 April 2017

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Les auteur-trices du festival

Tuesday 18 April 2017

 

Marie DILASSER [France]
Marie Dilasser ©Vincent Gouriou -Télérama

Elle est diplômée de L’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) à Lyon, département Écrivain dramaturge dirigé par Enzo Cormann. Ses textes ont été montés par différents metteurs en scène : Me zo gwin ha te zo dour ou Quoi être maintenant? par Michel Raskine dans le cadre de la Comédie Itinérante à la Comédie de Valence et au Point du Jour à Lyon ; Le chat de Schrödinger en Tchétchénie par Simon Delétang à L’ENSATT dans le cadre du cabaret dramatique Le monde me tue ; Crash test par Nicolas Ramond au Théâtre de Vénissieux ; Le sous-locataire par Michel Raskine au Préau à Vire ; Paysage intérieur brut par Christophe Cagnolari à la Passerelle à Saint-Brieuc, par Glòria Balañà i Altimira à la Sala Beckett à Barcelone et par Barbara Shlittler au Poche à Genève. Echo-système est mis en espace par Sylvie Jobert à Regards Croisés en 2010. Montag(n)es est une création collective jouée dans un restaurant désaffecté à Saint-Gelven. Elle écrit actuellement Intermondes ou Road movie squaw qui sera mis en scène par Laurent Vacher.

Autrice du texte Montag(n)es lu le mercredi 17 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Marilyn Mattei [France]
Marilyn Mattei Photo

Autrice et comédienne. Elle est l’autrice d’un triptyque autour de l’adolescence constitué de Recracher/Vomir, Les Mains froides et Toxic and the Avenger. Les Mains froides (bourse d’encouragement du CNT en 2013) est mis en espace à Théâtre Ouvert en février 2015 par Frédéric Fisbach, avec les élèves comédiens de l’École du Nord, dans le cadre d’une ÉPAT. L’Ennemi intérieur est mis en voix en décembre 2016 par Sophie Cadieux à Théâtre Ouvert, dans le cadre du Festival Jamais Lu-Paris, à Montréal au Théâtre des Ecuries ainsi qu’à Prague. Elle travaille actuellement avec la compagnie Rêve Général, dirigée par la metteuse en scène Marie Normand, en tant qu’autrice sur le projet « Les préjugés ». Elle écrira pour ce projet Fake, édité chez Lansman. Marilyn Mattei dirige également des ateliers d’écriture dans le cadre d’établissements scolaires, et entamera une collaboration avec Nasser Djemaï, à la rentrée prochaine, en tant que dramaturge.

Autrice du texte L’ennemi intérieur lu le jeudi 18 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Pascal Brullemans [France]

Pascal-BrullemansPHOTO

Il débute son parcours en 1994, avec Les derniers jours du Gouverneur mis en scène par Wajdi Mouawad. Suivra une collaboration avec le metteur en scène Eric Jean et la création des théâtre-romans Cassis, Fabi et Les mystères de Quatsous, ainsi qu’un cycle basé sur l’écriture de plateau, incluant Camélias, Marianne Vague, Corps étrangers, Chasseurs et Hippocampe. Cette dernière production obtient en 2002 le prix montréalais de la critique. Après une première incursion dans l’univers jeune public avec L’armoire, l’auteur poursuit l’aventure avec Isberg produit par la compagnie Le clou. Puis, la pièce Vipérine qui sera présentée dans plusieurs pays et obtiendra le prix du meilleur texte jeune public décerné par les journées des auteurs de Lyon, ainsi que le prix Louise-Lahaie, en 2013. À partir de 2008, l’auteur s’associe avec la metteure en scène Nini Bélanger pour amorcer un cycle sur l’hyperréalisme avec la création d’Endormie(s) et de Beauté, Chaleur et Mort. Cette dernière production obtient le prix du meilleur spectacle décerné par Carte Première en 2011. Poursuivant sa démarche, Brullemans explore l’autofiction pour écrire les textes Monstres, Moi et l’autre (récipiendaire du prix Louise-Lahaie 2015), et Ce que nous avons fait (récipiendaire du prix Michel-Tremblay 2016. L’auteur termine l’écriture de son prochain texte jeune public Petite Sorcière qui sera créé par la compagnie Projet Mû en 2017, ainsi qu’un projet d’écriture pour le théâtre acrobatique de la compagnie Dynamo théâtre prévu pour 2018.

Auteur du texte Ce que nous avons fait lu le vendredi 19 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Evan Placey [Canada-Angleterre]

Auteur canadien de langue anglaise, Evan Placey vit actuellement à Londres. Il a écrit Mother of Him (Prix du King Cross pour les nouvelles écritures britanniques et du Samuel French Canadian Play Contest ). Coproduit par le Unicorn Theatre et le Synergy Theatre, son texte Holloway Jones a été joué dans différentes écoles et a obtenu le prix Brian Way de la meilleure pièce jeunesse en 2012. Sa dernière pièce, Pronoun, a été présentée au festival Connections du National Theater. Ses pièces sont jouées au Royaume-Uni, au Canada, en Israël, en Corée du Sud, en Italie et en Croatie. Il a écrit plusieurs pièces courtes, un recueil de poèmes et des scénarios pour la télévision. Evan Placey est aussi maître de conférences à l’Université de Southampton et anime des ateliers d’écriture, notamment en prison. Ces filles-là (Girls like that), coproduite en 2013 par le Birmingham REP, le Théâtre Royal Plymouth et la Maison du Théâtre de West Yorkshire et, plus récemment, par le Synergy Theatre et le Unicorn Theatre, a obtenu le prix de la meilleure pièce jeune public de la Writers’ Guild.

 Auteur du texte Pronom lu le samedi 20 mai à 18h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Ferdinand Schmalz [Autriche]

FerdinandSchmalz

Il est né à Graz en Autriche en 1985 et travaille à Vienne. En 2013 il a reçu le prix de Retzhof pour sa pièce A l’exemple du beurre. En 2014 il a été invité aux “Journées du Théâtre” à Mülheim. La revue “Theater Heut” l’a nommé “Jeune auteur” de l’année 2014. En juin 2015 la première de sa pièce Viande en boîte a eu lieu au “Deutsches Theater” à Berlin, lors des “Journées d’Auteurs Dramatiques” dans une mise en scène du Burgtheater Vienne. En 2016 Viande en boîte a été nominé pour le Prix d’Art Dramatique de Mühlheim. En novembre 2015 sa pièce Der herzerlfresser (le croqueur de coeurs) a été monté une première fois à Leipzig, et Der thermale widerstand (la résistance thermale) en septembre 2016 à Zurich. Cette pièce a été nominée pour le Prix d’Art Dramatique 2017 de Mülheim.

Auteur du texte viande en boîte lu le samedi 20 mai à 20h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Thierry Beucher [France]

Thierry Beucher PHOTO

Auteur et metteur en scène, Si l’amour  n’était pas est la douzième pièce de Thierry Beucher. Diplômé du Conservatoire National de Région de Rennes (1985 à 1988), il a participé à une vingtaine de spectacles comme acteur, avec différentes compagnies de la région Bretagne (Cie de l’Embarcadère, Théâtre Icare, Digor Dor, Théâtre Berloul). Depuis 2011, il est aussi le directeur artistique du Théâtre de l’Intranquillité.

 

Auteur du texte Si l’amour n’était pas lu le dimanche 21 mai à 17h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas


Zinnie Harris [Angleterre]

Zinnie Harris

Autrice britannique, Zinnie Harris s’est imposée sur les plus grandes scènes de Grande-Bretagne. Lauréate du Festival Fringe d’Edimbourg en 2001, elle travaille ensuite à l’écriture de pièces qui lui ont été commandées par le Royal Court, le Royal Lyceum Theatre d’Edimbourg, le Royal National Theatre et le Tron Theatre de Glasgow. En 2000-2001, elle a été autrice en résidence de la Royal Shakespeare Company et nommée comme meilleur espoir du Evening Standard Award en novembre 2000. En 2004, elle reçoit The Arts Foundation Award for Playwrighting. Elle est, depuis 2015, metteuse en scène associée au Traverse Theatre d’Edimbourg. Cette même année le Royal Court Theatre de Londres produit sa pièce, How To Hold Your Breath (Comment retenir sa respiration) dans une mise en scène de Vicky Featherstone. En 2016, sa dernière pièce, Oresteia : This Restless House, est mise en scène par Dominic Hill au Citizens Theatre, Glasgow. Elle sera reprise en août 2017 au Festival International d’Édimbourg où Zinnie aura trois productions. En France, ses pièces sont montées par Richard Brunel, Sandrine Lanno, Guy Delamotte, Guy-Pierre Couleau, François Parmentier… Hiver (suivi de Crépuscule) et Plus loin que loin sont publiées en France à l’avant-scène théâtre−Quatre-Vents.

Autrice du texte Comment retenir sa respiration lu le lundi 22 mai  à 20h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas

Zinnie Harris est représentée par Renauld & Richardson (info@parismcr.com) pour les pays francophones en accord avec Casarotto, Ramsey & Associates Ltd, Londres.


Marc-Antoine CYR

Sans titre

Marc-Antoine Cyr naît à Montréal en 1977. Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2000, il signe une quinzaine de textes dramatiques, tant pour le grand public que pour les enfants. Parmi ses textes créés au Québec, Le fils de l’autre, Les oiseaux du mercredi, Les flaques, Cinéma maison, Les soleils pâles, Je voudrais crever. En France, son travail a été soutenu par le Centre National du Livre et triplement distingué par le Centre National du Théâtre. Outre la double création de Fratrie, ses textes Les soleils pâlesDoe – cette chose-là, Les paratonnerresPrends soin (take care) et Je reviendrai de nuit te parler dans les herbes (ce dernier coécrit avec Gustave Akakpo) sont portés à la scène. Il a été accueilli en résidence à Quimper, Limoges, Grenoble, Saint-Antoine-l’Abbaye, Villepinte, Strasbourg, Mexico et Beyrouth. Il cofonde en 2014 le club d’auteurs ACMÉ (Appuyés Contre
un Mur qui s’Écroule) avec Clémence Weill, Solenn Denis, Aurianne Abécassis et Jérémie Fabre. Il est collaborateur artistique du Jamais Lu Paris à Théâtre Ouvert.


Claire RENGADE

RENGADE-Claire-300x293Autrice, comédienne et metteuse en scène, Claire Rengade cofonde en 1996 le Théâtre Craie à Lyon. Entre reportage, théâtre et poésie, son écriture est obnubilée par la parole et immergée dans diverses réalités: un chantier TGV dans Ma plus grande pièce c‘est dehors (Espaces 34, 2008) ou les jeux vidéos dans Nous c’est juste des jeux (Color gang, 2007). Avec le photographe Sergio Grazia, elle a arpenté un chantier de rénovation urbaine à Annemasse: Démanagements (Espaces 34, 2013) est le fruit de cette démarche à la fois documentaire et poétique, collecte de paroles sauvages sur le fil d’un réalisme très onirique.


Laura TIRANDAZ

NB©jp-angei561Après une formation à l’ENSATT, Laura Tirandaz est dramaturge sur la conception d’émissions sur Adamov pour France Culture et réalise un documentaire sonore à Grenoble. Son texte Choco Bé, lauréat du CNT-Artcena, est édité à Théâtre Ouvert, enregistré pour France Culture et mis en scène par Benjamin Moreau en co-production avec la MC2 et le Tricycle. En 2015, invitée par le Tricycle et Troisième Bureau elle bénéficie d’une résidence de la région Rhône-Alpes. Elle réalise Rouge Pirate et achève l’écriture de Martina lue à Regards croisés 2016. Elle est autrice associée à Troisième Bureau.


Magali MOUGEL

©jp-angei2026Autrice pour le théâtre, Magali Mougel s’empare du quotidien et l’interroge par le prisme de la fiction. Elle se prête régulièrement à l’exercice de la commande et collabore avec différentes structures. En 2015-2016, sont créés Erwin Motors, dévotion par Delphine Crubézy (la Filature), Je ne veux plus par Olivier Letellier (Théâtre National de Chaillot), Guérillères ordinaires par Anne Bisang (Le Poche Genève), Elle pas princesse, lui pas héros par Johanny Bert (Odyssées en Yvelines). En 2016-2017, elle collabore avec Simon Delattre sur le projet Poudre Noire, et co-écrit avec Sylvain Levey et Catherine Verlaguet (Théâtre national de Chaillot) le prochain spectacle d’Olivier Letellier, La nuit où le jour s’est levé. Ses textes sont publiés aux Editions Espaces 34 et Actes Sud.


Guillaume POIX

GuillaumePoix©SophieBassouls

Guillaume Poix, comédien, dramaturge, metteur en scène, est l’auteur de plusieurs pièces dont Waste, lue à la Mousson d’été 2015 et mis en scène par Johanny Bert au Poche/GVE (Genève), en 2016, et Straight, publiée chez Théâtrales, lauréate des Journées de Lyon des auteurs de théâtre 2014 et de l’aide à la création du CNT 2014, finaliste du prix Sony-Labou-Transi des Lycéens 2015-2016, lue à Regards Croisés 2015. Membre du collectif Troisième bureau, il est dramaturge associé au Poche/GVE pour la saison 2015-2016. Il met en scène son texte Tout entière je regarde le monde – Il ne me voit pas au Préau à Vire en 2016.

Les traducteurs-trices

Tuesday 18 April 2017


Adélaïde Pralon

Comédienne, metteure en scène et dramaturge, Adélaïde Pralon dirige la compagnie Tout le désert à boire et suit depuis 2007 Valère Novarina dans son travail en France et en Europe. Elle traduit régulièrement des romans pour les éditions Liana Levi, parmi lesquels Kapitoil de Teddy Wayne (lauréat du prix de traduction Pierre-François Caillé), Les Fiancées d’Odessa de Janet Skelsien Charles, L’Autre côté des docks d’Ivy Pochoda (prix Page America 2013) et les romans de Qiu Xiaolong. Elle rejoint le comité anglais de la maison Antoine Vitez en 2010 et traduit plusieurs auteurs _ Simon Stephens, Liz Duffy Adams, Nicola Wilson _ et surtout l’oeuvre prolifique d’Evan Placey. Elle écrit aussi ses propres textes et prépare actuellement un spectacle sur George Sand qui sera créé en octobre 2017 au théâtre Csokonai de Debrecen, en Hongrie.

 

Heinz Schwarzinger

Autrichien de nationalité, Heinz Schwarzinger vit à Paris depuis 1969. Il traduit principalement du théâtre, au début en collaboration avec des auteurs français, puis seul, sous le pseudonyme de Henri Christophe. Il reçoit en 1991 le prix Autrichien de la traduction littéraire. Il éditel’oeuvre complète de Ödön von Horvath et le théâtre d’Arthur Schnitzler, réalise depuis 1986 les Journées du théâtre autrichien à Paris, et de 1991 à 2015 les Journées du théâtre francophone à Vienne. Il a traduit notamment des textes de Elias Canetti, Händl Klaus, Ödön von Horvath, Elfriede Jelinek, Karl Kraus, Felix Mitterer, Heiner Müller, Einar Schleef, Ferdinand Schmalz, Arthur Schnitzler, Werner Schwab, Peter Turrini, Richard Wagner, Frank Wedekind et Enzo Cormann, Pierre Corneille, Carole Fréchette, Alfred Jarry, Joël Jouanneau, Armando Llamas, Jean Louvet, Marivaux, Molière, Jean-Marie Piemme, Jean-Michel Ribes, Larry Tremblay.


Blandine Pellissier

Metteuse en scène, traductrice de théâtre contemporain et comédienne, Blandine Pélissier explore ainsi trois voies de l’interprétation intimement liées. Membre depuis 1997 de la Maison Antoine Vitez (Centre international de la traduction théâtrale), elle s’attache à découvrir et faire connaître les auteurs et autrices contemporain-e-s reconnu-e-s ou émergent-e-s du domaine anglo-saxon, comme Alan Ayckbourn, Mike Bartlett, Marie Clements, Richard Dresser, Eve Ensler, debbie tucker green, David Greig, Zinnie Harris, Tomson Highway, Cindy Lou Johnson, Lucy Kirkwood, Linda McLean, Rebecca Lenkiewicz, Rona Munro, Gary Owen, Morris Panych, Joe Penhall… ainsi que William Shakespeare. Elle a traduit près d’une soixante de pièces dont une quinzaine sont publiées aux Éditions Théâtrales, à l’Avant-scène Théâtre ou chez Actes Sud-Papiers et/ou ont fait l’objet d’une production scénique ou radiophonique à France Culture. Elle travaille actuellement sur sa prochaine mise en scène, Paysage Intérieur Brut, de Marie Dilasser.

 

Les textes du festival

Tuesday 18 April 2017

Montag(n)es  Marie Dilasser
Inédit / France

A Guerlédan, on découvre la vie de Paule Kadillac et son compagnon Boruta Priscillone qui tiennent un bar-tabac épicerie, Paddy Mac Doom adjoint au maire qui habite en haut de la plus haute colline des environs, Elfie Razhad qui casse des cailloux et cherche à fendre l’horizon bouché avec sa pioche. Et il y a Narration qui raconte l’histoire de cet endroit, la formation géologique des collines de la vallée de Guerlédan et de son impact humain. Au milieu des montagnes, la petite communauté étouffe et cherche par divers moyens à fuir sans vraiment y parvenir. La pièce a été écrite en 2015 lorsque le lac artificiel de Guerlédan a été vidangé et que l’on pouvait y redécouvrir les ruines englouties.


Lecture en scène le Le Mercredi 17 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas

Mise en lecture: Sylvie Jobert ; Distribution: Elfie Rahzad: Sophie Vaude; Narration: Léo Ferber; Voix dans la narration: Philippe Saint-Pierre ; Paule Kadillac: Sarah Barrau ; Boruta Prescillone: Stéphane Czopek; Paddy Mac Doom: Dominique Laidet ; La voix: Bernard Garnier


L’ennemi Intérieur Marylin Mattei
Théâtre Ouvert, 2016 / France

Max a 16 ans. Max est parti. Sans dire ciao. Où il est, on ne sait pas. Jusqu’au jour où une vidéo est diffusée sur son compte Facebook. Dans cette vidéo, on voit Max exécuter « un type en orange ». Louise, psychologue, est appelée au sein de l’établissement scolaire afin de récolter la parole des lycéens et du personnel pour que rien ne pourrisse. Elle rencontre Simon et George, les meilleurs amis de Max. Les deux adolescents cachent pourtant leur secret : ils ont décidé, sous l’influence d’Eddy, le surveillant du lycée, de kidnapper Selma la petite amie de Max pour qu’elle n’aille pas le rejoindre au bord du monde. Mais quand on a 16 ans et que les peurs prennent le pas sur la raison, rien ne se passe vraiment comme prévu.


Lecture en scène le Jeudi 18 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas

Mise en lecture: Hélène Gratet et Laura Tirandaz ; Distribution: George: Fantin Curtet ; Simon: Guillaume Mika; Selma: Charlène Girin ; Eddy: Thierry Blanc; Louise: Hélène Gratet


Ce que nous avons fait  Pascal Brullemans
Lansman Editeur, 2015 / Québec

C’est l’histoire d’une famille traversée par la folie ; d’une famille qui s’empêche de vivre dans l’attente que le téléphone sonne. Au bout du fil, la fille. Une jeune femme brillante qui étudie dans une université prestigieuse, mais qui ne finit jamais rien. Sa parole radicalement vraie, met à jour les failles des autres personnages, le vieillissement du couple, la question du désir face à la décrépitude des corps, l’angoisse du départ à la retraite, l’homosexualité du frère. La dureté des situations toujours contrebalancées par l’humour des personnages rend plus fort encore le propos. La fille incarne en quelque sorte, la lucidité telle une pythie dans son appartement plongé dans le noir.


Lecture ne scène le Vendredi 19 mai à 19h30 au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas

Mise en lecture: Thierry Blanc ; Distribution: Le Père: Bernard Garnier; La Mère: Danièle Klein; Le Fils: Florent Barret-Boisbetrand; La Fille: Charlène Girin; Didascalies: Thierry Blanc


Pronom Evan Placey
Inédit / Canada, traduit de l’anglais par Adélaïde Pralon

Isabella n’a jamais voulu jouer à la poupée, n’a jamais exploré son corps transformé avec l’adolescence. Un jour, elle a décidé de devenir qui elle était vraiment : un jeune garçon. Dean. Dean a dans sa chambre un grand poster de James Dean, sorte de modèle avec qui il converse. On suit Dean durant cette période de transition d’un sexe vers l’autre au travers de diverses situations de son quotidien : au lycée, en famille, avec sa petite soeur, avec ses ami-e-s Amy et Kyle qui vont se marier, avec Dani et Laura qui font aussi partie de la bande du lycée, face aux médecins et spécialistes, avec son ex boy-friend Josh… Josh, toujours amoureux d’elle, non de lui… faut-il dire elle ou il ?


Lecture en scène le Samedi 20 mai à 18h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas par les élèves du Conservatoire

Mise en lecture: Sylvie Jobert; Distribution: Dean: Marie Champion; Josh: Fialip Hassen; Kyle: Josias Landolfi; Amy: Suzie Henocque; Laura: Agathe Barat; Dani:Clara Jolfre; James Dean: Louis Villenave; Maman: Bryan Ballet; Papa: Garance Clerc; Équipe pédagogique: Bryan Ballet et Garnace Clerc; Médecins : Agathe Barat, Garanece Clerc, Fialip Hassen


viande en boîte Ferdinand Schmalz
Inédit / Autriche, traduit de l’allemand par Henri Christophe avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

Suite à un accident, un routier s’arrête sur une aire de repos d’autoroute. À travers son pare-brise il regarde ce qui s’y passe. Un inspecteur d’une compagnie d’assurances observe aussi « le virage de la mort ». Il aime prendre des photos de blessés et de morts, il les collectionne, sa boîte à gants en est pleine. Il discute avec Beate, la gérante de l’aire d’autoroute. Il y rencontre aussi Jayne, ancienne actrice et amatrice de bolides, qui, après un accident terrible dans le même virage a été rafistolée par Beate. L’assureur ouvre un frigo et tombe sur une femme surgelée : l’ex-gérante de l’aire, que Beate et Jayne ont tuée pour se venger. Car sous le bitume se trouve la maison de famille de Beate qui a été démolie pour construire l’autoroute.
Drôle d’endroit pour une rencontre! Les discussions sont à la fois drôles, bizarres, philosophiques et mystérieuses. L’aire est déserte, l’autoroute ne mène nulle part, sauf à la mort…


Lecture en scène le Samedi 20 mai à 20h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas 

Mise en lecture: Enzo Cormann; Distribution: Beate: Sophie Vaude; Rolf: Thierry Blanc; Jayne: Hélène Gratet; Le Routier: Enzo Cormann; DJ: Camille Vitté


Si l’amour n’était pas Thierry Beucher
Inédit / France

La pièce démarre le jour où le fils doit sortir de prison. A peine sorti se fait voler son argent et retombe dans la mouise. Tous ils se débattent pour ne pas chuter : la mère, soutien de famille à bout de souffle ; la fille tête brûlée qui veut d’une autre vie ; le prof de fac vieillissant et dépossédé de sa paternité. Les plus en marge de la société sont ceux qui paraissent au fond les plus assis.
D’un côté une famille prolétaire française. La mère fatiguée travaille à l’hôpital, elle a élevé seule ses deux enfants : son fils qui sort de prison et sa fille rebelle qui a fait un enfant toute seule avec un de ses profs de fac, et qui a arrêté ses études. De l’autre côté le campus universitaire : le professeur, qui a partagé dans sa jeunesse les luttes de la guérilla sandiniste, avant que les épreuves de la vie ne l’éloignent de la politique ; les étudiants et jeunes militants qui mènent un mouvement de grève ; la serveuse de la cafétéria ; Francis, un jeune congolais qui essaie d’avoir sa carte de séjour. Et puis Yavelde qui a été licenciée parce que ses papiers n’étaient pas en règle et qui se prostitue dans sa camionnette et Héphaïs, un vieux grec de 72 ans qui s’occupe de la déchetterie, devenue aussi son lieu de vie et son territoire presque personnel. Au dehors règne une grande effervescence sociale.


Lecture en scène le Dimanche 21 mai à 17h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas 

Mise en lecture: Laura Tirandaz et Hélène Gratet; Distribution: La fille: Laura Tirandaz; La mère: Sylvie Jobert; Le professeur: Bernard Garnier; Le frère: Guillaume Mika; Une serveuse dans un bar: Sarah Barrau; Un étudiant étranger: Hyppolite Onokoko Diumi; Une jeune femme: Nanténé Traoré; Un militant: Florent Barret-Boisbertrand; Héphaïs : Dominique Laidet


Comment retenir sa respiration Zinnie Harris
Inédit / Angleterre, traduit de l’anglais par Blandine Pelissier avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

Dana et Jarron ont passé la nuit ensemble, ils ne se connaissaient pas avant. Jarron travaille pour l’Onu et part en mission en Adriatique, mais avant il veut payer la pour la nuit. Dana, outrée, refuse, mais il insiste, devient menaçant et dit qu’il est un démon et qu’elle n’aura pas d’autre choix que d’accepter son argent. Dana s’obstinne à refuser et part passer un entretien pour une bourse. Quand elle rentre, persuadée d’avoir échouer, sa soeur Jasmine avec qui elle vit, lui annonce qu’elle a brillamment réussit et qu’elle est attendue en Egypte pour un autre entretien pour une bourse internationale. Les 2 soeurs décident de partir ensemble pour Alexandrie, en faisant un détour par la côte Adriatique dans l’espoir de croiser Jarron. Commence alors pour les 2 jeunes femmes, un road-trip absurde et apocalyptique sur fond d’effondrement économique de l’Europe, qui finira mal, très mal.

Zinnie Harris est représentée par Renauld & Richardson (info@parismcr.com) pour les pays francophones en accord avec Casarotto, Ramsey & Associates Ltd, Londres.


Lecture en scène le Lundi 22 mai à 20h au Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’en-Bas 

Mise en lecture: Thierry Blanc; Distribution: Dana: Hélène Gratet; Jarron: Stéphane Czopek; Jasmine: Sarah Barrau; Bibliothécaire: Jean-Philippe Salerio; Contrôleur du train/Le client: Thierry Blanc; Marta/Standardiste: Léo Ferber; Clara/Médecin: Danièle Klein; Trois voix: Danièle Klein, Léo Ferber, Thierry Blanc