Édito

Jeudi 17 mars 2011

Tant que l’on ne considérera pas que le théâtre est avant tout un lieu de réunion et d’échanges, où peut se constituer une assemblée, on ne trouvera pas de solution pour que le théâtre retrouve sa place au sein de la cité. Le public n’est pas une cible commerciale, il doit être pensé comme une assemblée, une assistance.

Anne Surgers

Poétiser la politique, politiser la poésie.

L’Europe – territoire poétique et politique – est une mosaïque d’aventures humaines riche de langues et de cultures multiples. Le désir de réunir une demie douzaine d’écrivains venus de Belgique (Pieter de Buysser), d’Italie (Tino Caspanello), de Pologne (Artur Palyga), de Turquie (Berkun Oya) [et du Québec (Geneviève Billette)] pour partager leurs écrits et échanger sur nos points communs et nos dissemblances, sur nos pratiques et nos impasses, tomber d’accord absolument, s’engueuler copieusement, comploter contre un monde qui refuse obstinément de correspondre à nos attentes, est l’intuition que les écritures dramatiques ne sauraient se passer d’ouvertures régulières à d’autres approches, d’autres langues, d’autres points de vue. Créer un espace d’expérimentation, penser collectivement et en pratique la question de ce que nous faisons en ce début de vingt et unième siècle face à ce profond sentiment d’impuissance politique, à cette résignation quasi générale à l’ordre des choses, avancer enfin vers un théâtre qui puisse participer – sinon à la destruction – du moins à la remise en cause des représentations dominantes actuelles, unilatérales, unidimensionnelles, infantilisantes, réifiantes et cyniques, semble aujourd’hui plus qu’essentiel. Nous mettrons en place, avec Samuel Gallet, Magali Mougel, Laura Tirandaz et les auteurs invités, une coopérative d’écriture internationale et éphémère pour commettre divers attentats théâtraux et poélitiques dont nous rendrons compte à l’assemblée théâtrale chaque soirée du festival sous la forme d’un cabaret dramatique à l’issue des lectures. 
Le processus est en route.

Passer outre les frontières

Chaque écriture est un jardin – et chaque jardin une tentative de fraternité.
Armand Gatti

Qu’avons-nous en commun aujourd’hui en Europe ? Qu’est-ce qui fait notre devenir commun au-delà d’espaces marchands, de crises économiques, d’impuissance politique, de fermetures de frontières et d’une peur toujours croissante de l’étranger ? A quoi participons-nous ? De quoi sommes-nous dépossédés ? Sommes-nous dépossédés ? Comment exprimer ce qui dans le local de nos vies quotidiennes communique avec le global ?

Les auteurs invités cette année au festival remettent en question chacun à leur manière les représentations dominantes qui nous hantent et nous font agir en les déplaçant, les déstabilisant, les ridiculisant, en venant interroger notre rapport au temps, l’articulation de l’événement politique international et médiatique avec l’intime des vies, en arrêtant un peu la course folle des images spectaculaires de destructions et d’angoisses, en affirmant malgré le sentiment d’étrangeté et d’absurde la permanence du rêve et la possibilité du chant. Littératures dramatiques pour rendre au monde sa commune mesure, nous invitant plus à en saisir les dimensions multiples et la richesse toujours présente qu’à en désespérer une nouvelle fois.

En invitant cinq auteurs sur toute la durée du festival, en lisant, en travaillant ensemble, en confrontant différents points de vue et approches du théâtre et du monde, nous souhaitons faire entendre la diversité des manières que nous avons pour nommer le réel et ce que nous mettons en commun aujourd’hui, quelles nouvelles utopies, quelles perspectives, pour rêver quelque peu ensemble à un avenir moins sombre, plus combattant, que celui que la sensibilité générale semble prédire. Passer outre les frontières, sortir de soi, se chercher dans les autres et affirmer que le monde ne vit et ne vivra que dans et par sa diversité sensible. Littératures dramatiques kaléidoscopiques, en éveil et militantes.
Samuel Gallet


Le programme - 11

Mercredi 16 mars 2011

Programme

Lundi 23 mai

14h Regards Lycéens avec les élèves de lycées de l’agglomération Grenobloise

19h Présentation de la 11e édition de REGARDS CROISÉS

20h Retour d’écriture avec les élèves du conservatoire à rayonnement régional

22h  Rencontre avec les élèves du CRR et Samuel Gallet


Mardi 24 mai

19h Inauguration de la 11e édition

20h  Lecture La Bombe, La Demande atonale, Et puis soudain… de Berkun Oya

suivie d’une rencontre avec Berkun Oya

22h  Cabaret dramatique n° 1


Mercredi 25 mai

20h  Lecture Contre le temps de Geneviève Billette

suivie d’une rencontre avec Geneviève Billette et Samuel Gallet

22h  Cabaret dramatique n° 2


Jeudi 26 mai

20h  Lecture L’Accueil d’Ismael Stamp de Pieter De Buysser

suivie d’une rencontre avec Pieter De Buysser

22h  Cabaret dramatique n° 3


Vendredi 27 mai

20h  Lecture Dans l’air de Tino Caspanello

suivie d’une rencontre avec Tino Caspanello et Julie Quénehen

22h  Cabaret dramatique n° 4


Samedi 28 mai

15h Rencontre à la bibliothèque du Centre Ville

“Vingt ans après la chute du mur, quel théâtre polonais?”

avec Artur Palyga, Monika Prochniewicz, Sarah Cillaire, Bernardette Bost et Jean-Marie Boeglin, animée par Séverine Ruset

19h  Lecture V(F)ICD-10 Transformation de Artur Palyga

suivie d’une rencontre avec Artur Palyga, Monika Prochniewicz et Sarah Cillaire

21h  Cabaret dramatique n° 5

22h Clôture des rencontres en musique


La librairie et le café du festival ouvrent de 19h30 à minuit et le samedi dès 18h30.

Un service de restauration froide est assuré après les lectures et à l’issue des rencontres.

Des rencontres hors les murs sont prévues avec les bibliothèques de l’agglomération et l’Institut culturel Italien de Grenoble (programme en cours d’élaboration).


Les auteurs du festival - 11

Mercredi 16 mars 2011

Europe


tinonb

Né en 1960 à Pagliara près de Messine (Sicile), Tino Caspanello est auteur, acteur, scénographe et metteur en scène pour la compagnie Theatro pubblico incanto qu’il a créée. Il est diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Pérouse en histoire de l’art et en scénographie. Il enseigne le théâtre à l’université de Messine. Son travail tente de reconstruire, dans une vision métaphysique, fragments de vie, petites fulgurances quotidiennes qu’on a du mal à percevoir. Il a écrit une dizaine de pièces dont Mari qui a reçu le prix spécial du jury - Premio Riccione en 2003. Tino Caspanello a reçu le Prix de la critique italienne en 2008. Sa pièce Mer (Mari) est éditée chez Espaces 34 en 2010.

Dans l’air
Traduit de l’italien (sicilien) par Julie Quénehen, (traduction en cours)
avec le soutien de la Maison Antoine Vitez


Pieter De Buysser est né à Kapellen en 1972. Après avoir suivi une formation théâtrale et étudié la philosophie, il s’est essayé successivement à l’écriture de pièces pour le théâtre, à la mise en scène, au cinéma et pieterdebuysser11publie régulièrement des textes critiques. Son écriture est une exploration radicale de la langue et des codes théâtraux, alliant humour et sens particulier du tragique. Il a créé la compagnie Lampe avec laquelle il veut réaliser trois trilogies dont deux sont achevées aujourd’hui : Critique de la raison touchée et Critique du Pouvoir, où il interroge la philosophie kantienne. En 1998, il  reçu le Prix Émile Zola pour son essai Tijdpraktijken, een aangeklede rede. Ses textes disponibles en français chez l’Arche : Du pain pour les écureuils et L’accueil d’Ismaël Stamp.

L’accueil d’Ismaël Stamp
Traduit du néerlandais (Belgique) par Anne Vanderschueren
Manuscrit L’Arche Éditeur



berkun-oya-bw

Berkun Oya est né à Bursa en 1977. Après des études au département du théâtre de l’université de Mimar Sinan, il fonde à Istanbul la compagnie Krek avec laquelle il monte ses propres textes. Il a reçu de nombreux prix et ses pièces sont programmées dans différents festivals européens à Bonn et Wiesbaden notamment. Il travaille également dans le domaine du cinéma. Il a reçu le prix de meilleur réalisateur au festival international du film de Strasbourg en 2008. Parmi ses pièces, citons les plus récentes, Prière de feu, Les Choses que l’homme subit (2007), Le Drapeau (2008)ainsi que des pièces courtes comme Le Sommeil du léopard et La Bombe.

La Bombe,
La Demande atonale,
Et puis soudain…

Traduits du turc par Haldun Bayri
La Bombe est édité chez L’Espace d’un instant, 2010


ap11Né en 1971, Artur Pałyga a étudié la littérature polonaise et la linguistique à l’université Jagiellonian de Cracovie. Leader d’un groupe de rock punk, il travaille ensuite comme journaliste. Aujourd’hui, il vit à Bielsko-Biala et travaille au Teatr Polski ainsi qu’avec le Teatr Grodzki Organisation, auprès d’handicapés. Il écrit des poésies et des chansons. Sa pièce Testament Teodora Sixta, présentée en 2006, a été primée par le Polish Theatre et Zyd (Juif) a reçu le premier prix au Festival de Théâtre Contemporain polonais en 2008. Son Hamlet ‘ 44 a été joué dans la cour du musée du soulèvement de Varsovie. La plupart de ses pièces ont été jouées en Pologne. En 2009 il reçoit le prix du texte dramatique contemporain polonais pour sa pièce Ostatni taki ojciec (Le Dernier Père) et participe au programme du Goethe Institut “Après la chute” avec sa pièce V(F)ICD-10 Transformacje.


V(F)ICD-10 Transformacje
Teatrzyk terapeutyczny (2009) Traduit du polonais par Monika Prochniewicz et Sarah Cillaire
(traduction en cours) avec le soutien de la Maison Antoine Vitez


Francophonie

Geneviève Billette est bachelière en études françaises de l’Université de Montréal et diplômée en écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. Parmi ses pièces portées à la scène, citons Crime contre l’humanité et Le genevieve_billette-highGoûteur, Gibraltar dans Les Zurbains, Les éphémères et Le Pays des genoux. Certains de ses textes ont été présentés en France, au Mexique, en Suisse et au Canada anglais. Elle a reçu la Prime à la création du Fonds Gratien-Gélinas, du Prix Paul-Gilson et du prix du Gouverneur général pour Le Pays des genoux. Elle a également écrit plusieurs textes pour la radio et signé trois traductions de textes mexicains. Son tout dernier texte, Évariste Galois contre le temps a été présenté en lecture publique par le CEAD, en 2009.

Contre le temps
Décembre 2008 (inédit)


Les auteurs associés - 11

Mercredi 16 mars 2011

Né en 1981, Samuel Gallet intègre le département d’écriture dramatique de l’Ensatt en 2003, après des études de lettres et de théâtre à Paris. Il rejoint en 2007 le collectif Troisième Bureau.gallet En 2008, il bénéficie d’une résidence au CEAD de Montréal. Il est auteur en compagnonnage auprès de Lardenois et Cie en 2008-2009. Ses textes ont été mis en scène par Philippe Delaigue, Marie-Pierre Bésanger, Guillaume Delaveau, et Oswald de nuit, poème rock, mis en musique par Baptiste Tanné. Encore un jour sans a été pièce finaliste du grand prix de littérature dramatique 2009. Trois de ses pièces ont été diffusées sur France Culture et son texte Communiqué n°10 lauréat des Journées de Lyon des auteurs de Théâtre en 2010. En 2010-2011 il est écrivain en résidence avec le collectif Troisième bureau avec le soutien de la Région Rhône-Alpes. Autopsie du Gibier, Encore un jour sans (2007), Communiqué n°10 (2011) ont paru chez Espaces 34.

Samuel Gallet coordonnera le travail de la coopérative éphémère d’écriture et la présentation d’écriture en chantier par les élèves du Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble.

mmougel

Magali Mougel, chargée de cours à l’université de Strasbourg, anime régulièrement des ateliers de théâtre et d’écriture en milieu rural. En 2008, elle intègre le département d’écriture de l’ENSATT dirigé par Enzo Cormann. Elle a écrit Varvara essai 1 et Waterlily essai 2, textes lauréats des Journées de Lyon des auteurs de Théâtre en 2007, Lili essai 3, Penthy sur la bande, Erwin Motor / Devotion. En 2010-2011, elle est dramaturge pour la compagnie Dégadézo sur la création de Romane – en bateau entre une chaise et un mot et écrit le texte de Pièce A4 mains créé en décembre 2010 au musée Wurth d’Erstein puis au Grand Bleu à Lille. Elle est également auteure associée à la Cie Actémobazar dans le cadre du projet Sur les sentiers du théâtre et écrira le texte du prochain spectacle de la compagnie, A belles dents, qui sera créé au TJP à Strasbourg. Varvara essai 1 et Waterlily essai 2 sont édités chez L’Act Mem (2007).

Magali Mougel coordonnera le travail de la coopérative avec Samuel Gallet.

laura-tirandaz

Laura Tirandaz intègre la Classe Professionnelle du conservatoire de Grenoble dirigé par Philippe Sire et joue sous la direction de Chantal Morel, Laurent Pelly et Jacques Vincey. En 2006, elle met en scène Germania Mort à Berlin d’Heiner Müller et en 2007, écrit et met en scène Variation I : Le Fils. Elle joue dans Mise à nue de Lucie Pingréonn et dans Le Dieu Bonheur de Heiner Müller. Elle est assistante à la mise en scène d’E. Daumas sur Si l’été revenait d’Adamov. En 2009 elle entre à l’ENSATT en département Écriture dramatique dirigé par Enzo Cormann. Elle participe à une commande d’écriture sur le thème du Décalogue, spectacle mis en scène par Philippe Delaigue, Olivier Maurin et Johanny Bert et joué à l’ENSATT et à l’Académie des Arts de Vilnius en 2009.

Laura Tirandaz accompagnera les étudiants dans la réalisation quotidienne de la Gazette du festival et collaborera à la coopérative d’écriture.

Lundi 23 mai

Dimanche 13 mars 2011

14h Regards lycéens

Voir les photos

Cité Scolaire Internationale / Grenoble

Lycée Marie-Curie / Échirolles

Lycée polyvalent Ferdinand-Buisson / Voiron

On sait par expérience que rien ne va de soi, et certainement pas lire des textes d’auteurs de théâtre, vivants, qui viennent des quatre coins du monde et que personne ne connaît, alors qu’on a tant d’autres choses à faire. Et lire pas une mais quatre pièces, rédiger des notes de lectures, en discuter, lire des extraits à voix haute, réfléchir, analyser, élaborer un point de vue ! C’est le travail que nous menons depuis plus de dix ans avec des lycéens dans le cadre des comités et ateliers de lecture animés dans les classes par des comédiens du collectif Troisième bureau. De janvier à mai 2011, plus de 130 lycéens de quatre établissements de l’agglomération grenobloise, accompagnés par les comédiens Grégory Faive, Hélène Gratet et Danièle Klein, ont travaillé sur les textes de quatre auteurs invités du festival ou du Printemps du Livre : Marc-Antoine Cyr, Pieter De Buysser, Sedef Ecer, Berkun Oya. Cette rencontre – Regards lycéens – en ouverture du festival est un temps d’échange entre les différentes classes et avec les auteurs. Les élèves liront des extraits de chacun des textes avant de nous révéler laquelle des quatre pièces ils ont préférée.


Les textes lus par les élèves

La Bombe, La Demande atonale,

Et puis soudain, je planede Berkun Oya

L’Accueil d’Ismael Stamp de Pieter De Buysser

Quand tu seras un homme de Marc-Antoine Cyr

Quartett Editions, 2010

A la périphérie de Sedef Ecer


20h Retour d’écriture

avec les élèves du Conservatoire

Voir les photos

appréhender d’où naît l’écriture théâtrale afin de mieux saisir où elle se prend

Des élèves des classes d’art dramatique du Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble ont participé en janvier 2011 à un atelier d’écriture. Cet atelier a été réalisé par l’auteur Samuel Gallet en association avec Troisième bureau dans le cadre d’une résidence d’écrivain. Les textes nés de ces heures d’atelier sont aujourd’hui présentés par ces jeunes comédiens sous forme de chantier sur le plateau du Théâtre 145.

Avec Florent Barret-Boisbertrand, Marina Bincoletto, Caroline Blanpied, Mathias Bonneton, Myrtille Borel, Jessie Chapuis, Ludivine Cochard-Lemoine, Fantin Curtet, Jean-Baptiste Cury, Charlène Girin, Gaspard Liberelle, Colin Melquiond, Tom Porcher, Claudine Sarzier, Louis Vasquez, élèves des classes d’art dramatique du Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble.



AUTEUR EN RESIDENCE

Une résidence est d’abord pour un auteur l’occasion de poursuivre cette pratique profondément exigeante qu’est l’écriture, de la revendiquer comme métier en tant que tel, c’est-à-dire de pouvoir continuer à y consacrer la majeure partie de son temps. Autant dire que priorité absolue est faite à l’écriture, au temps fou qu’elle requiert. Mais il s’agit ici d’écriture dramatique, en appel, non close sur elle-même (ce qui est la spécificité des écritures romanesques ou poétiques en tant que formes pleines et définitives), écriture inscrivant son geste dans l’horizon théâtral, se nourrissant des rencontres avec les publics. Auteur en résidence implique donc un lien régulier avec les actions menées par la structure, mise en lecture, ateliers, dialogues multiples et confrontations diverses. Bien plus que de simples animations, que des initiations (par ailleurs légitimes) à l’écriture dramatique et à la théâtralité, ces ateliers et rencontres sont des moments de réflexions collégiales, de mise en examen de la multiplicité des regards que nous pouvons porter sur le monde, de nos manières d’appréhender le réel. La méfiance qui existe aujourd’hui envers l’écriture contemporaine tout comme celle qui existe envers l’art contemporain (même quand les propositions sont formellement plus simples d’accès qu’on voudrait le croire), l’enfermement de beaucoup, artistes et autres, dans leurs propres gestes, sont symptomatiques d’une société pour qui la question collective et le partage du savoir, l’interrogation commune et l’ouverture à l’autre, sont en passe d’être réglés. La crise que connaissent le théâtre et la culture dépasse largement la simple affaire culturelle. Ecrire en résidence, en dialogue concret avec un territoire, fait espérer de nouvelles occasions d’en débattre, afin d’inventer de nouvelles formes de confrontations pour penser en théorie et en acte ce qui fait encore la spécificité du théâtre et de l’écriture dramatique dans notre société actuelle hyper technologique. S.G.

Durant sa résidence d’écrivain, avec l’aide de la Région Rhône-Alpes, Samuel Gallet a réalisé trois ateliers d’écriture, avec des élèves du lycée technique et professionnel André-Argouges, des élèves du Conservatoire de Grenoble, un groupe d’habitants du quartier des Esssarts à Échirolles en partenariat avec le CCAS.

Mardi 24 mai

Dimanche 13 mars 2011

19h Inauguration

20h Lecture

La Bombe

La Demande atonale

Et puis soudain, je plane…

de Berkun Oya [Turquie] 2007/2008

Traduit du turc par Haldun Baryı (2009)

Imaginons. Un bar, cinq personnages, un homme très occupé, une serveuse qui aimerait qu’on la fasse pleurer, une femme et son amant, un jeune homme qui adore les croissants de sa mère… À partir de cette situation simple, l’auteur de La Bombe travaille sur le surgissement de la catastrophe dans une journée ordinaire avec ses crises de couple, ses coups de téléphone et de fatigue. La perception du temps est incertaine, entre introspection et retour au présent. Dans Et puis soudain je plane… et dans La Demande atonale, comme dans La Bombe, le temps devient chaotique, la répétition et le décalage du langage laissent transparaître les chocs qu’accusent les personnages. Leur subjectivité est traversée par l’événement, qu’il soit politique ou familial, et la langue de Berkun Oya à la fois précise et crue rend compte du paradoxe de la réalité contemporaine.

Avec Thierry Blanc, Stéphane Czopek, Bernard Garnier, Hélène Gratet, Sébastien Hoën-Mondin, Sophie Vaude

Voir les photos des lectures



Ecouter un extrait de La Bombe



Ecouter un extrait de La demande atonale



Ecouter un extrait de Et puis soudain, je plane…


22h Café des auteurs


L’interprétariat est assuré par Mehmet Basutçu, il assure également les traductions des textes de Berkun Oya pour la coopérative éphémère

Chaque soir, après la lecture des textes, le Café des auteurs invite l’assistance à une rencontre avec l’auteur en compagnie de Véronique Labeille.

Voir les photos du café des auteurs


23h Cabaret dramatique

LE COURS BERRIAT dans tous ses états

Le cabaret dramatique de la coopérative éphémère

Voir les photos de la coopérative en action


Ecouter un extrait du Cabaret dramatique
.

Voir les photos du cabaret dramatique

Le Festival Regards Croisés se déroule au Théâtre 145, mais en marge des lectures, des répétitions, des emplois du temps complexes des uns et des autres, des réflexions théâtrales et politiques, de l’organisation, des soucis et des joies, une série de questions nous hante toujours et nous empêche de dormir : que se passe-t-il sur le cours Berriat pendant que le festival bat son plein ? A quoi rêve le Cours Berriat ? Comment communique-t-il avec le reste du monde ? Qu’essaie-t-il de nous dire ? A-t-il un avis sur l’Europe ? Sur le nucléaire ? Sur les révolutions arabes ? Sur la rencontre entre deux inconnus dans une rue sombre de Lisbonne ? Sur le suicide d’un jeune poète dans une chambre dégueulasse de Stockholm ? Quelles histoires secrètes, obscures, étranges, magnifiques, sinistres ou inattendues s’y déroulent ? Que pense-t-il du théâtre? Pour en avoir le coeur net, chaque jour la coopérative d’écriture éphémère a décidé de choisir un lieu précis de cette avenue grenobloise et de partir en investigation. A partir de matériaux divers, de discussions entendues sur place, de gestes, de mouvements, de masses sonores, de filatures ultra secrètes, de coups de foudre sans lendemain et d’une revue de presse quotidienne, la coopérative éphémère composée des sept auteurs invités et de deux musiciens vous livrera chaque soir en un cabaret polyphonique, kaléidoscopique et polyglotte le résultat de son enquête qui nous permettra, enfin nous l’espérons sincèrement, de retrouver le sommeil.

Mercredi 25 mai

Dimanche 13 mars 2011

20h Lecture

Contre le temps

de Geneviève Billette [Québec] 2010

Que pouvait bien faire Evariste Galois quelques heures avant de se battre en duel ? Ce mathématicien fulgurant, habité d’un idéal révolutionnaire, né il y a tout juste deux cents ans et mort à la suite de ce duel à l’âge de 21 ans, est une figure saisissante du génie incompris. Mettant en scène la famille du scientifique, son ami Augustin mais aussi le célèbre professeur Fourier, l’auteur nous invite à pénétrer dans la vie ombrageuse d’Evariste Galois, sautant d’un temps à l’autre, d’un souvenir à l’autre. Seul dans sa chambre de la maison de santé carcérale, il persiste à écrire ce qui sera son testament mathématique dont l’importance aujourd’hui contraste avec la défiance de ses pairs de l’époque et sa mort brutale et précoce. « Il existe un territoire de la pensée où les cloisons sont absentes » nous apprend le texte Contre le temps de Geneviève Billette.

Avec Fabien Albanese, Hélène Gratet, Pierre David-Cavaz, Cyril Fragnière, Bernard Garnier, Danièle Klein, Sébastien Hoën-Mondin, Philippe Saint-Pierre, Claire Semet



Ecouter un extrait de Contre le temps

Voir les photos de la lecture

22h Café des auteurs

Avec Geneviève Billette et Samuel Gallet.
Chaque soir, après la lecture des textes, le Café des auteurs invite l’assistance à une rencontre avec l’auteur en compagnie de Véronique Labeille
.
Voir les photos du café

23h Cabaret dramatique

LE COURS BERRIAT dans tous ses états

Le cabaret dramatique de la coopérative éphémère



Ecouter un extrait du Cabaret dramatique

Voir les photos du Cabaret dramatique


Le Festival Regards Croisés se déroule au Théâtre 145, mais en marge des lectures, des répétitions, des emplois du temps complexes des uns et des autres, des réflexions théâtrales et politiques, de l’organisation, des soucis et des joies, une série de questions nous hante toujours et nous empêche de dormir : que se passe-t-il sur le cours Berriat pendant que le festival bat son plein ? A quoi rêve le Cours Berriat ? Comment communique-t-il avec le reste du monde ? Qu’essaie-t-il de nous dire ? A-t-il un avis sur l’Europe ? Sur le nucléaire ? Sur les révolutions arabes ? Sur la rencontre entre deux inconnus dans une rue sombre de Lisbonne ? Sur le suicide d’un jeune poète dans une chambre dégueulasse de Stockholm ? Quelles histoires secrètes, obscures, étranges, magnifiques, sinistres ou inattendues s’y déroulent ? Que pense-t-il du théâtre? Pour en avoir le coeur net, chaque jour la coopérative d’écriture éphémère a décidé de choisir un lieu précis de cette avenue grenobloise et de partir en investigation. A partir de matériaux divers, de discussions entendues sur place, de gestes, de mouvements, de masses sonores, de filatures ultra secrètes, de coups de foudre sans lendemain et d’une revue de presse quotidienne, la coopérative éphémère composée des sept auteurs invités et de deux musiciens vous livrera chaque soir en un cabaret polyphonique, kaléidoscopique et polyglotte le résultat de son enquête qui nous permettra, enfin nous l’espérons sincèrement, de retrouver le sommeil.

Jeudi 26 mai

Dimanche 13 mars 2011

20h Lecture

L’Accueil d’Ismael Stamp

de Pieter de Buysser [Belgique]

Traduit du néerlandais par Anne Vanderschueren (2003)

Ayant grandi dans la chambre blanche et ronde du ventre d’une baleine, Ismael Stamp est un jeune homme qui a beaucoup voyagé. Sillonnant les océans au cœur de ce refuge surprenant, il garde en mémoire le souvenir de Zanzibar “la merveilleuse”. Mais la baleine qui l’héberge meurt, le laissant seul au monde. Brutalement renvoyé à l’âpre réalité d’un clandestin, Ismaël a un unique objectif en tête : rejoindre Zanzibar. Guidé par ce seul désir, il abandonnera sur sa route marins, camionneurs musclés, caïds, ministres, afin de retourner vers cet archipel rêvé. Pieter De Buysser pose la question cruciale de la solidarité, des rapports Nord-Sud dans un texte plein de drôlerie traversé d’images poétiques fortes. Dans cette chasse à l’homme, au réfugié, qui préfère la douceur des îles aux villes d’Europe, il restera toujours Zanzibar : « c’est le bruit de la ligne d’arrivée qui s’envole dans le vent, c’est le rythme d’une promesse à ne pas acquitter ».

Avec Thierry Blanc
Accompagnement Dominique Laidet

Voir les photos de la lecture



Ecouter un extrait de la lecture


22h Café des auteurs

avec Pieter de Buysser
Chaque soir, après la lecture des textes, le Café des auteurs invite l’assistance à une rencontre avec l’auteur en  compagnie de Véronique Labeille
.
Voir les photos de la rencontre


23h Cabaret dramatique

LE COURS BERRIAT dans tous ses états

Le cabaret dramatique de la coopérative éphémère


Voir les photos du cabaret dramatique



Ecouter un extrait du C
abaret Dramatique


Le Festival Regards Croisés se déroule au Théâtre 145, mais en marge des lectures, des répétitions, des emplois du temps complexes des uns et des autres, des réflexions théâtrales et politiques, de l’organisation, des soucis et des joies, une série de questions nous hante toujours et nous empêche de dormir : que se passe-t-il sur le cours Berriat pendant que le festival bat son plein ? A quoi rêve le Cours Berriat ? Comment communique-t-il avec le reste du monde ? Qu’essaie-t-il de nous dire ? A-t-il un avis sur l’Europe ? Sur le nucléaire ? Sur les révolutions arabes ? Sur la rencontre entre deux inconnus dans une rue sombre de Lisbonne ? Sur le suicide d’un jeune poète dans une chambre dégueulasse de Stockholm ? Quelles histoires secrètes, obscures, étranges, magnifiques, sinistres ou inattendues s’y déroulent ? Que pense-t-il du théâtre? Pour en avoir le coeur net, chaque jour la coopérative d’écriture éphémère a décidé de choisir un lieu précis de cette avenue grenobloise et de partir en investigation. A partir de matériaux divers, de discussions entendues sur place, de gestes, de mouvements, de masses sonores, de filatures ultra secrètes, de coups de foudre sans lendemain et d’une revue de presse quotidienne, la coopérative éphémère composée des sept auteurs invités et de deux musiciens vous livrera chaque soir en un cabaret polyphonique, kaléidoscopique et polyglotte le résultat de son enquête qui nous permettra, enfin nous l’espérons sincèrement, de retrouver le sommeil.

Vendredi 27 mai

Dimanche 13 mars 2011


20h Lecture

A l’air libre

de Tino Caspanello [Italie] 2007

Traduit du sicilien par Julie Quénehen avec le soutien de la Maison Antoine Vitez (2011)

Deux ouvriers, un balcon à peindre, des mots sans poids pour faire passer le temps. Cela pourrait être l’éternité, ainsi, pour toujours, avec sa logique, ses certitudes, la soif, la faim et la solitude. Il pourrait en être ainsi, pour toujours, si quelqu’un n’arrivait pas, quelqu’un hors de tout cadre, hors de toute perfection, sans horizon (car trouver sa place dans un cœur est désormais presque impossible). Quelqu’un qui pourtant a beaucoup à offrir, entre deux cafés, entre un verre de vin et un rêve volé à l’imagination. Quelqu’un qui regarde encore le monde et qui l’écoute, au-delà de ses bruits, au-delà du son de ses mots, pour en découvrir les secrets qui voyagent sous sa peau.

Avec Stéphane Czopek, Claire Semet, Philippe Saint-Pierre, Bernard Garnier

Voir les photos de la lecture



Ecouter un extrait de la lecture

Julie Quénehen

Au cours de ses études d’italien, Julie Quénehen s’est intéressée à la question de la langue dans le théâtre contemporain italien et particulièrement à l’utilisation du dialecte. Son travail de recherche a porté sur Giovanni Testori dont l’idiolecte est l’une des créations linguistiques marquantes du XXe siècle. Après l’étude du magma langagier testorien, la rencontre avec le sicilien essentiel et musical de Tino Caspanello lui a permis d’aborder la question de la traduction du dialecte sous un angle différent.

Lauréate de la Maison Antoine Vitez en 2010 pour la traduction de ‘Nta ll’aria de Tino Caspanello, elle participe aux activités du comité de lecture de la MAV, notamment pour le festival Face à Face.

22h Café des auteurs


Avec Tino Caspanello et Julie Quenehen
Chaque soir, après la lecture des textes, le Café des auteurs invite l’assistance à une rencontre avec l’auteur en compagnie de Véronique Labeille
.

Voir les photos de la rencontre

23h Cabaret dramatique

LE COURS BERRIAT dans tous ses états

Le cabaret dramatique de la coopérative éphémère

Voir les photos du cabaret dramatique



Ecouter un extrait du Cabaret Dramatique

Le Festival Regards Croisés se déroule au Théâtre 145, mais en marge des lectures, des répétitions, des emplois du temps complexes des uns et des autres, des réflexions théâtrales et politiques, de l’organisation, des soucis et des joies, une série de questions nous hante toujours et nous empêche de dormir : que se passe-t-il sur le cours Berriat pendant que le festival bat son plein ? A quoi rêve le Cours Berriat ? Comment communique-t-il avec le reste du monde ? Qu’essaie-t-il de nous dire ? A-t-il un avis sur l’Europe ? Sur le nucléaire ? Sur les révolutions arabes ? Sur la rencontre entre deux inconnus dans une rue sombre de Lisbonne ? Sur le suicide d’un jeune poète dans une chambre dégueulasse de Stockholm ? Quelles histoires secrètes, obscures, étranges, magnifiques, sinistres ou inattendues s’y déroulent ? Que pense-t-il du théâtre? Pour en avoir le coeur net, chaque jour la coopérative d’écriture éphémère a décidé de choisir un lieu précis de cette avenue grenobloise et de partir en investigation. A partir de matériaux divers, de discussions entendues sur place, de gestes, de mouvements, de masses sonores, de filatures ultra secrètes, de coups de foudre sans lendemain et d’une revue de presse quotidienne, la coopérative éphémère composée des sept auteurs invités et de deux musiciens vous livrera chaque soir en un cabaret polyphonique, kaléidoscopique et polyglotte le résultat de son enquête qui nous permettra, enfin nous l’espérons sincèrement, de retrouver le sommeil.

Samedi 28 mai

Dimanche 13 mars 2011

15h Rencontre

Bibliothèque Centre Ville

Vingt ans après la chute du Mur, quel théâtre polonais ?

Longtemps bastion de la résistance politique et intellectuelle, le théâtre polonais traverse après 1989 une crise identitaire. En réalisant son rêve de liberté, la “chute du mur” lui a fait perdre ses repères et sa vigueur contestataire. Dès lors, la dramaturgie polonaise doit explorer de nouvelles problématiques et inventer de nouvelles formes, de manière à dire le renouveau et se faire l’écho des mutations d’une société marquée par le triomphe du capitalisme – de manière à réfléchir aussi, derrière l’avènement d’un « idéal », à la réalité des individus qui ne font pas l’Histoire mais la subissent, et n’ont d’autre possibilité que de tenter, chacun à leur manière, de s’y adapter.


avec Artur Pałyga , auteur, Monika Próchniewicz, Sarah Cillaire, traductrices, et la participation de Bernadette Bost, professeure émérite à l’université Lyon 2.

Rencontre animée par Séverine Ruset, maître de conférences.


Séverine Ruset est maître de conférences à l’université Stendhal de Grenoble et responsable de la filière Lettre Modernes/Arts du Spectacle du centre universitaire de Valence. Sa thèse et la majeure partie de ses recherches se consacrent aux dramaturgies contemporaines, anglaises notamment et polonaise, ainsi qu’aux institutions culturelles.


20h Lecture

V (F) ICM 10 - Transitions

Spectacle (guignol) thérapeutique

de Artur Pałyga [Pologne] 2009

Traduit du polonais par Monika Próchniewicz et Sarah Cillaire (2011)
avec le soutien de la Maison Antoine Vitez

Nous sommes en Pologne en 2009, exactement vingt ans après la transition démocratique. Plusieurs personnages, dans une suite de monologues qui ouvrent la pièce, interrogent cette période et la réalité du changement dont ils ont fait l’expérience. Ils sont tous handicapés : physiquement, mentalement ou socialement. Le passage du communisme à la démocratie et au capitalisme est pour eux une formule, entendue trop souvent dans les discours officiels, et dont ils cherchent à déceler les traces dans leur quotidien. Les souvenirs de vie sous le régime communiste se mêlent aux signes du temps nouveau : ordinateurs, corporations, supermarchés, synonymes de paradis terrestre. Vingt ans après, nous sommes tous handicapés de la transition.

Avec Thierry Blanc, Françoise Blanc, Cécile Corbery, Stéphane Czopek, Pierre David-Cavaz, Bernard Garnier, Danièle Klein, Sébastien Hoën-Mondin, Dominique Laidet, Philippe Saint-Pierre, Claire Semet, Sophie Vaude, Nicole Vautier…


Ecouter un extrait de la lecture

Voir les photos de la lecture

Monika Próchniewicz

Née en Pologne, Monika Próchniewicz est aujourd’hui doctorante en littérature comparée et diplômée de l’ESIT (Ecole Supérieure d’interprètes et de traducteurs) en traduction franco-polonaise. Depuis l’obtention de son diplôme, elle exerce comme traductrice indépendante. Cofondatrice de la revue Retors, elle travaille parallèlement à la Bibliothèque de Documentation Internationale et Contemporaine à Nanterre, où elle est responsable du département polonais.

Sarah Cillaire

Sarah Cillaire est formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Toulouse et au centre Hippocampe, en mime corporel, à Paris. En parallèle, elle suit des études de lettres, de russe et de serbo-croate, jusqu’à un doctorat en littérature générale et comparée à la Sorbonne nouvelle, où elle est chargée de cours. Cofondatrice de la revue Retors, collaboratrice pour le site Publie, elle est l’auteure de Dix fois en moyenne.




22h Café des auteurs


avec Artur Pałyga ,Monika Próchniewicz, et Sarah Cillaire

Chaque soir, après la lecture des textes, le Café des auteurs invite l’assistance à une rencontre avec l’auteur en  compagnie de Véronique Labeille.


Voir les photos de la rencontre


23h Cabaret dramatique

LE COURS BERRIAT dans tous ses états

Le cabaret dramatique de la coopérative éphémère



Ecouter un extrait du Cabaret Dramatique

Voir les photos du cabaret dramatique


Le Festival Regards Croisés se déroule au Théâtre 145, mais en marge des lectures, des répétitions, des emplois du temps complexes des uns et des autres, des réflexions théâtrales et politiques, de l’organisation, des soucis et des joies, une série de questions nous hante toujours et nous empêche de dormir : que se passe-t-il sur le cours Berriat pendant que le festival bat son plein ? A quoi rêve le Cours Berriat ? Comment communique-t-il avec le reste du monde ? Qu’essaie-t-il de nous dire ? A-t-il un avis sur l’Europe ? Sur le nucléaire ? Sur les révolutions arabes ? Sur la rencontre entre deux inconnus dans une rue sombre de Lisbonne ? Sur le suicide d’un jeune poète dans une chambre dégueulasse de Stockholm ? Quelles histoires secrètes, obscures, étranges, magnifiques, sinistres ou inattendues s’y déroulent ? Que pense-t-il du théâtre? Pour en avoir le coeur net, chaque jour la coopérative d’écriture éphémère a décidé de choisir un lieu précis de cette avenue grenobloise et de partir en investigation. A partir de matériaux divers, de discussions entendues sur place, de gestes, de mouvements, de masses sonores, de filatures ultra secrètes, de coups de foudre sans lendemain et d’une revue de presse quotidienne, la coopérative éphémère composée des sept auteurs invités et de deux musiciens vous livrera chaque soir en un cabaret polyphonique, kaléidoscopique et polyglotte le résultat de son enquête qui nous permettra, enfin nous l’espérons sincèrement, de retrouver le sommeil.